«En Suisse, le niveau est plus élevé que certains ne le pensent. Ça patine vite et bien», relève David Desharnais. Photo Vincent Murith
Interview • David Desharnais quitte la Suisse aujourd’hui pour retrouver son Québec natal et son club de NHL, les Canadiens de Montréal. «Le p’tit», comme l’a nommé amicalement Andreï Bykov dans le clip des vÅ“ux des Dragons, a amassé 4 buts et 12 assists en seiz
De ses débuts discrets en European Trophy face à Pardubice le 12 novembre à sa dernière apparition en championnat suisse face à Ambri samedi, l’attaquant est monté en puissance. Hier après midi, alors qu’il s’apprêtait à rendre les clés de son véhicule, il est revenu sur son aventure helvétique.
- David Desharnais, que retenez-vous de votre séjour?
J’ai vécu une très bonne expérience, dans un groupe à l’esprit d’équipe particulièrement fort. Les gars ont été extraordinaires. J’ai été accueilli merveilleusement. Cela m’a simplifié la vie.
- Avez-vous atteint votre meilleur niveau?
Il y a toujours de la place pour l’amélioration. Cela commence toujours par un temps d’adaptation. Plus le temps passait, mieux je me sentais.
- Vous allez rejoindre votre club de NHL affûté. Un atout?
Même si je suis convaincu qu’aucun joueur n’a traîné les pieds chez lui durant le lock-out, je suis certain de me présenter au camp d’entraînement à un meilleur niveau de forme que ceux qui n’ont pas joué. Mais, d’ici un mois, je n’aurai plus aucun avantage.
- D’autres chômeurs, comme vous, ont tourné le dos au hockey européen avant l’annonce de la fin du conflit en NHL. L’idée de les imiter ne vous a-t-elle jamais traversé la tête?
Non! Rentrer avant que la reprise du championnat de ligue nationale soit annoncée n’a jamais été une option. J’ai quitté le Québec parce que je voulais jouer au hockey. Je suis un amoureux du jeu.
- Quelque chose vous a-t-il particulièrement surpris en Suisse?
Je ne m’attendais pas à ce que le calibre de jeu soit mauvais, mais, en Suisse, le niveau est plus élevé que certains ne le pensent. Ça patine vite et bien.
- Dans quel état d’esprit quittez-vous Fribourg?
Après le match de samedi, les gars ont agi comme si c’était mon dernier avec eux alors que rien n’était fixé. C’était assez comique comme dénouement. On ne savait pas s’il s’agissait de vrais adieux ou pas… J’ai quitté l’équipe sur une bonne note. Je connaissais Gamache, j’ai découvert Dubé. On se reverra à la maison.
- Vous reverra-t-on un jour à l’Å“uvre avec les Dragons?
On ne sait jamais ce qui peut se passer. Je laisse une porte ouverte, si jamais je devais me retrouver sans contrat en NHL.



