numérologie • Selon le calendrier maya et divers oracles, 2012 marquera la fin du monde. Mais ne pas maudire pour autant le nombre 12, si éminemment sympathique...
Douze comme les apôtres. Et donc comme Judas, qui est souvent le premier auquel on pense. Or, si on arrêtait de toujours penser à mal, on songerait d’abord au «disciple que Jésus aimait». Celui qui est resté au pied de la Croix avec Marie, la mère aux sept douleurs, et Marie Madeleine, la prostituée.Bref, l’apôtre qui se prénommait Jean et auquel il est plus revigorant pour les chrétiens de s’identifier.
Douze comme les travaux d’Hercule. Comment il a réussi à ramener vivant l’énorme sanglier d’Erymanthe, lui!Et comment le balèze est descendu aux Enfers pour libérer Thésée et tourner en bourrique ce brave Cerbère...
Douze comme les coups de minuit. Bien sûr, à titre personnel, je n’ai rien contre les douze coups de midi. Simplement, minuit est une heure où on est en général plus vif qu’à la mi-journée. D’ailleurs, le jour où les patrons se rendront à cette évidence, ils ne s’obstineront plus à nous faire lever tôt le matin et nous feront commencer le travail en début d’après-midi. Ils y gagneront des employés parfaitement réveillés.
Douze comme l’âge du petit Roger Federer. C’est-à-dire du junior du TC Old Boys qui a décidé, du haut de ses douze ans, de poursuivre sa formation en vue de devenir un jour tennisman professionnel. Bien vu, fiston!
Douze comme les hommes en colère de Sydney Lumet. Le bonheur de voir le fascinant Henry Fonda, dans «Douze hommes en colère» (1957), retourner son jury comme une crêpe...
Douze comme les salopards de Robert Aldrich. Lee Marvin qui gagne la Seconde Guerre mondiale avec une poignée de demeurés: «Les Douze salopards» (1967) est un film si fabuleux qu’au cours d’une existence, on peut bien le regarder douze fois.
Douze comme les signes du zodiaque. A propos! Pour avoir survolé l’horoscope 2012, je peux le dire: si vous vivez avec une ou un Bélier, ce n’est pas le moment de la ou de le quitter. Les Bélier voleront de succès en succès, cette année, au point de faire fortune. C’est ce qui était écrit.
Douze comme les kilos qu’Alain Morisod ne réussira pas à perdre cette année, mais que je risque de prendre si je reste fidèle à mon boulanger qui est un artisan tout bonnement génial.
Douze comme les belles dans la peau reçues par Gainsbourg. Sa chanson commençait comme ça: «Quand t’auras douze belles dans la peau/Deux duchesses et dix dactylos/Qu’est-ce que t’auras de plus sinon/Sinon qu’un peu de plomb/Un peu de plomb dans l’aile/Pas plus dans la cervelle!»
Douze comme le nombre de points que j’offrirais d’office au FC Sion à chaque ronde de championnat, tant les Valaisans sont des gens fantastiques!
Douze comme les plaies d’Egypte. Pardon? Oui, bien sûr, vous avez raison:il n’y en avait que dix, je sais, mais c’était juste pour voir si vous suiviez.
Douze comme le nombre de clubs que compte la ligue A de hockey sur glace en Suisse. Et aussi comme le nombre de titres nationaux gagnés par Berne jusque-là. Mais l’Ours ne sera pas champion en 2012, vu que ce sera le tour de Gottéron (d’après ce qui se raconte un peu partout dans le canton de Fribourg). En attendant, dans ce domaine, j’ai un souci: comment pourrais-je remercier un jour ma consœur Laurence Bolomey, ainsi que mes confrères Pierre-Alain Brenzikofer, Philippe Dubath et Christian Moser, pour la façon dont ils ont parlé de mon petit livre («J’ai le hockey», Editions de la Sarine, 140 pages)? Ils ont été tellement extraordinaires que si je m’écoutais, je leur enverrais du bordeaux.
Douze bouteilles chacun.I
Les douze coups de minuit nous réussiraient mieux que ceux de midi
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