histoire • Alors caporal dans l’armée allemande, le futur dictateur se serait épris pendant la Première Guerre mondiale d’une Française et...
Enrôlé dans l’armée allemande durant la Première Guerre mondiale, le caporal Adolf Hitler combat en 1917 les troupes françaises en Picardie. En permission près de Lille, le futur dictateur s’éprend d’une Française de 16 ans, Charlotte Lobjoie. S’ensuivra une relation de plusieurs semaines et, quelque neuf mois plus tard, la jeune Charlotte accouchera d’un Jean-Marie qui ne serait nul autre que le fils français du Führer.
Si cette histoire n’est pas nouvelle, «Le Point» vient de la ressortir en l’agrémentant du témoignage de l’avocat parisien François Gibault. «Maître, je suis le fils d’Hitler! Dites-moi ce que je dois faire.» François Gibault en est resté coi quand Jean-Marie Loret, qui n’avait rien d’un hurluberlu, est allé le voir en 1979 pour lui raconter son histoire édifiante. A l’époque, cet homme devenu père de neuf enfants songeait à faire officialiser sa triste ascendance.
C’est quelques semaines avant de mourir, au début des années 1950, que Charlotte Lobjoie avoua à son fils l’identité de son père. Le choc fut terrible pour Jean-Marie, qui fut adopté en 1934 par un couple aisé du nord de la France à qui sa mère l’avait confié.
Cette thèse a toujours divisé les historiens.Si elle est admise en Allemagne et au Japon, elle n’a toutefois guère été discutée en France. Pourtant, note «Le Point», des éléments troublants subsistent. Il est ainsi établi que des officiers de la Wehrmacht, durant l’Occupation, apportaient des enveloppes d’argent à Charlotte.
A la mort de cette dernière, Loret découvrira aussi des toiles signées «Adolf Hitler» dans le grenier de la maison, tandis qu’on mettra la main en Allemagne sur un portrait ressemblant trait pour trait à celui de sa mère. Enfin, la famille d’adoption de Loret s’était retrouvée propriétaire d’un immeuble à Francfort sans avoir eu à débourser le moindre sou.
François Gibault assure avoir «énormément parlé» avec le cheminot Jean-Marie Loret (1918-1985). «Certes, il pouvait revendiquer une part des droits d’auteur de «Mein Kampf»(...), mais à 60 ans passés, était-ce raisonnable? Après avoir conversé avec moi et avec ses enfants, il a de lui-même décidé de ne pas révéler son sulfureux état civil.»
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