Il y en a qui souffrent tellement du froid qu’ils sont coupés du monde. Ce sont les téléphones portables, et le fait est souvent ignoré. Le mien, par exemple, s’éteint immédiatement au-dessous d’une certaine température. Il refuse de se rallumer tant qu’il a la débattue et ne récupère ses fonctions que progressivement, en une heure ou deux. Je ne compte plus les appels prématurément interrompus parce que je venais d’entrer dans une zone climatique proscrite. L’avantage de cet inconvénient, c’est que ça responsabilise beaucoup l’utilisateur. En montagne, par exemple, vous savez que vous n’avez pas intérêt à tomber dans une crevasse lorsqu’il fait très froid. Remarquez, le téléphone portable ne donne pas entière satisfaction non plus les jours de beau. Sa radinerie écologique fait que je n’arrive pratiquement jamais à lire le numéro de l’appelant sur l’écran, sauf à me trouver dans une grotte. Où il faut encore espérer que la température lui convienne, n’est-ce pas… FS