«Le jour où j’arrête, ce sera comme on arrête une caméra. Poum, voilà !». DR «Le jour où j’arrête, ce sera comme on arrête une caméra. Poum, voilà !». DR
11/01/2013

Quand Claude Nobs parlait de sa propre mort

Carnet noir

Dans une interview télévisée, réalisée en juin 2011, Claude Nobs évoque sa mort. Une séquence qui aujourd'hui a une résonance particulière. Cette séquence est à découvrir sur le site www.laliberte,ch.

En juin 2011, la chaîne de télévision régionale valdo-fribourgeoise La Télé a réalisé une interview de Claude Nobs. Lors de celle-ci, une journaliste lui demande quand est-ce qu’il «compte arrêter». Le fondateur du Montreux Jazz parle de récents problèmes de santé et évoque ensuite comment il souhaiterait mourir.

«Si vraiment il y a un truc très grave, moi, j’ai signé à Exit il y a 20 ans. Vous me laissez partir en toute dignité, tranquillement. Je ne veux pas être dans une chaise complètement gaga et dépendre des autres» explique le fondateur du Montreux Jazz.

«C’est une question de fierté. Je ne veux pas coûter à la communauté. Tant que je suis en forme, je veux plutôt être un élément qui apporte quelque chose à la communauté. (…) Le jour où j’arrête, ce sera comme on arrête une caméra. Poum, voilà !»

L’intégralité de ce bel entretien avec Claude Nobs peut être revu sur le site de La Télé

«Je n’ai pas le moindre regret»

En juin 2012, Claude Nobs avait encore parlé de sa mort dans les colonnes de «L'Hebdo». «Je n’ai pas peur de mourir, non. Je vais bien et j’aime le bon vin rouge. J’aimerais seulement ne pas revivre des difficultés de santé lourdes, comme alors. J’ai pris ma carte d’Exit il y a plus de vingt ans et je souhaite que l’on me laisse partir, l’heure venue», expliquait-il.

Amoureux de la vie, il précisait: «Bien sûr que j’aimerais durer encore autant d’années que possible, tant que j’ai l’énergie, le plaisir, la passion, l’envie de partage qui me fait avancer tous les jours. Je ne suis pas pressé. Mais je n’ai pas le moindre regret, je n’ai le temps pour aucune amertume. Tout ne s’est pas trop mal passé, en cette existence, j’aurais si mauvaise part à me plaindre, pas vrai? Mais si cela pouvait arriver d’un coup, ce serait mieux, quand même: m’étendre sur le lit, fermer les yeux, terminé, entrer à nouveau dans la chambre de l’enfance...»

GC

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