La Liberté

19.05.2017

Syrie: Staffan de Mistura estime avoir "approfondi le processus"

Staffan de Mistura a vanté les vertus du nouveau mécanisme technique sur la Syrie pour faire avancer les pourparlers de Genève. © KEYSTONE/EPA AFP POOL/FABRICE COFFRINI / POOL
Staffan de Mistura a vanté les vertus du nouveau mécanisme technique sur la Syrie pour faire avancer les pourparlers de Genève. © KEYSTONE/EPA AFP POOL/FABRICE COFFRINI / POOL


19.05.2017

L'ONU ne veut pas se substituer aux Syriens pour un projet de Constitution lors d'une transition politique. L'émissaire Staffan de Mistura estime avoir "approfondi" le processus à Genève grâce aux rencontres techniques qui ont débuté jeudi.

"Je pense que nous avons fait cela", a dit vendredi devant la presse l'Italo-Suédois, au terme de quatre jours de la sixième série de pourparlers à Genève. Il a tenu à clarifier le rôle du "nouveau processus" technique entre experts sur les questions légales et constitutionnelles lancé jeudi. "Le fait est qu'il existe", malgré des doutes émis par les deux parties.

"Nous ne prévoyons pas ou n'avons pas pour objectif d'écrire un projet de nouvelle Constitution", a-t-il dit. "Nous essayons de préparer le terrain pour que les Syriens le fassent". M. de Mistura a admis que tous les "paniers" n'avaient pas été abordés durant cette série.

Les questions d'un gouvernement de transition, d'une nouvelle Constitution, des élections contrôlées par l'ONU et de la lutte contre le terrorisme devraient à nouveau toutes être abordées lors du prochain tour, qui doit avoir lieu "en juin". En parallèle, le nouveau format technique sera maintenu.

Réunions séparées

Quatre réunions séparées d'experts ont eu lieu depuis jeudi. M. de Mistura a déploré que, parmi les opposants, les participants du principal groupe du Haut Comité des négociations (HCN) et des plates-formes du Caire et de Moscou, considérées comme plus proches du régime, n'aient pas réussi à s'asseoir dans la même salle.

L'émissaire va consulter en début de semaine prochaine le Conseil de sécurité. L'environnement "n'est pas encore prêt pour une vraie discussion politique", a-t-il aussi admis. La situation sur le terrain n'est pas favorable. Mais les pourparlers actuels préparent cette étape.

ats

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