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Bilinguisme dans la capitale: une chance et non un fardeau

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03.06.2020

Je ne peux que m’indigner devant le courrier du 23 mai. Cette lettre est le parfait exemple qui pousse la population germanophone à quitter Fribourg et son agglomération depuis 1960 en raison entre autres d’une politique hypocrite qui prône un bilinguisme aux yeux de tous, mais qui dans les faits ne propose que peu de choses.

La réalité, M. Borcard, c’est qu’il est tout à fait normal pour un canton bilingue d’avoir un chef-lieu qui assume son bilinguisme, l’encourage et le met en pratique. Quelle magnifique occasion de mettre fin ou en partie au clivage francophones/germanophones et de donner la possibilité à nos enfants de maîtriser les deux langues, avec à la clé une cohésion sociale cantonale et l’élargissement des perspectives professionnelles!

Je trouve cette vision très réjouissante. Il est donc regrettable de constater que cette force est perçue comme une faiblesse. Les louanges que devrait recevoir cette proposition ne devraient pas être remplacées par des reproches sous prétexte, entre autres, du principe de territorialité. Je vous rassure, je suis aussi réaliste et je sais que cela ne résoudra pas la question linguistique dans sa totalité, aussi parce qu’elle est bien plus complexe.

Néanmoins, je préfère cet optimisme qui contribuera bien plus efficacement à la question plutôt que votre pessimisme passif et conservateur. Je terminerai en vous rappelant qu’ignorer 14,94% de la population ne l’invitera pas à rester dans notre agglomération. A moins que cela ne soit votre triste objectif.

Patric Reves, Fribourg

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