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Jardinage: Pour un parfum au poil, suivez la belle étoile

Spectaculaire et très odorante, la floraison de cet hybride de seringat saura charmer les amateurs de jardins blancs et de parfums envoûtants. © Jean-Luc Pasquier
Spectaculaire et très odorante, la floraison de cet hybride de seringat saura charmer les amateurs de jardins blancs et de parfums envoûtants. © Jean-Luc Pasquier

Jean-Luc Pasquier

Publié le 17.06.2024

Temps de lecture estimé : 2 minutes

Issu d’une hybridation de Philadelphus coronarius, P. microphyllus et P. mexicanus, Philadelphus x purpureomaculatus «Belle Etoile», ou «Phil» en raccourci, n’est autre qu’un cousin des hortensias puisqu’il fait partie de la même famille botanique des hydrangeacées. Quittons ce monde de langues mortes et parlons plutôt du «jasmin des poètes» ou «seringat à macule pourpre», puisque ce sont aussi ses noms vernaculaires. Pour faire simple, on va continuer à l’appeler Phil’.

Phil’dans terre

Phil’, donc, est un arbuste de taille modeste (ce qui signifie petit, sans vouloir froisser personne). Chaque printemps, ce feuillu caduc fait jaillir de sa souche de longues branches fines et arquées qui se ramifient ensuite avec les années. Vous comprendrez l’importance de cette information dans le chapitre consacré à la taille. Ce qui rend cet arbuste irrésistible, ce n’est pas sa modeste présence verte durant la saison de végétation, mais bien sa spectaculaire floraison. En effet, sa délicate silhouette ploie sous le poids de milliers de bouquets de fleurs blanches maculées de pourpre. D’où le nom de «seringat à macule pourpre». Passons. Son puissant parfum rappelle celui des fleurs d’oranger et est capable d’embaumer tout votre univers. Ça y est, vous êtes parti sur la Lune, et ça c’est très bon.

Phil’est une crème à cultiver

Pour planter un seringat «Belle Etoile» dans votre jardin, choisissez un emplacement au soleil, ou tout au moins ensoleillé une partie de la journée (ça le stimulera à vouloir vous plaire). Ensuite, Phil’est une crème à cultiver: il se contente d’un bon sol et n’est jamais malade. Le seul truc qui peut lui arriver, c’est d’être envahi de groupies au début du printemps. Au moment où les pousses sont encore tendres, des hordes de pucerons peuvent s’agglutiner autour de leurs pointes. Un jet d’eau froide suffit alors à calmer ces petites bêtes. Placé dans un massif arbustif ou en isolé dans le jardin, son élégante silhouette ne fait pas de vagues, mais n’est pas à vomir non plus. Phil’est juste discret.

Coupe Phil’

Ce n’est pas la taille qui compte, pourtant, c’est bien la taille qui assure une abondante floraison à votre beau garçon. Alors une fois que Phil’aura fini de vous émerveiller, c’est-à-dire juste après la floraison, taillez ses branches les plus anciennes. Pour ce faire, munissez-vous d’un élagueur ou d’une scie de jardin, accroupissez-vous, puis visez la base d’une des plus vieilles branches, et crac! coupez à ras. Ensuite, reculez un peu, et sélectionnez une autre vieille branche à l’opposé afin d’équilibrer la silhouette, et ainsi de suite. Une fois qu’un bon tiers des branches ont été rabattues, reculez encore une fois et décidez si vous en voulez un peu plus. Freinez votre enthousiasme lorsque la moitié des rameaux auront subi les coups du bourreau. Il s’agit quand même de garder quelques branches pour assurer la photosynthèse nécessaire à rhabiller Phil’. A propos de taille, sachez que Phil’existe en version naine, comme «Silberregen», 1,5 m de haut, ou le tout petit «Manteau d’Hermine», qui se plaira aussi en pot au balcon. Maintenant, laissez à Phil’l’harmonie opérer…

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