Le site Facebook de Swisstransplant. DR Le site Facebook de Swisstransplant. DR
02/11/2012

Facebook ajoute la fonction «don d'organes»

Nouveauté en Suisse • Depuis le 1er novembre, Facebook a introduit la déclaration de volonté au don d’organes: les utilisateurs de Facebook en Suisse peuvent désormais indiquer dans leur journal s’ils sont des donneurs d’organes potentiels. Cette déclaration en ligne n'a

En quelques clics, les utilisateurs du réseau social Facebook peuvent désormais indiquer s'ils sont des donneurs d'organes potentiels ou non. Swisstransplant se réjouit de cette initiative, lancée jeudi par Facebook en Suisse, et espère qu'elle suscitera un débat au sein de la population.

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Voici comment procéder pour déclarer sa volonté relative au don d’organes:

  1. Cliquez sur «Évènement marquant» en haut de votre journal.
  2. Sélectionnez «Santé et bien-être».
  3. Sélectionnez «Donneur d'organes».
  4. Sélectionnez votre public et cliquez sur «Enregistrer»

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Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où cette fonction existe depuis le mois de mai 2012, une hausse du nombre de donneurs potentiels a été constatée. Ainsi, en Californie, cette possibilité a fait exploser le taux d'inscription de 5000%, selon «Donate Life California», citée dans le communiqué de Swisstransplant.

Pas de registre des donneurs en Suisse

En Suisse, où il n'existe pas de registre des donneurs, l'efficacité de l'inscription sur Facebook ne pourra être vérifiée, répond Susanne Hess, porte-parole de Swisstransplant, à une question de l'ats. Pour l'organisation, l'intérêt est ailleurs.

«Nous espérons que cette fonction déclenche une discussion sur Facebook», précise la porte-parole. Le principal problème en Suisse reste le manque de communication à ce sujet avec ses proches. Près de 40% de la population n'a pas fait part de sa position sur le don d'organes, relève Swisstransplant.

Cette déclaration en ligne n'a pas valeur de déclaration officielle

Elle compte ainsi sur l'initiative du réseau social pour inciter les gens à se décider et à en informer leurs proches. Les paramètres de sécurité de Facebook permettent ainsi à l'utilisateur de choisir qui pourra avoir accès à cette information.

Pour ceux qui souhaiteraient commander une carte de donneur, un lien sur Facebook renvoie au site de Swisstransplant, indique encore celle-ci dans un communiqué. Cette déclaration en ligne n'a pas valeur de déclaration officielle du donneur, précise Susanne Hess.

«Il est essentiel de communiquer sur le sujet de son vivant»

Toujours dans son communiqué de presse, Swisstransplant donne la parole à son directeur, le médecin Franz Immer, en lui demandant de répondre à trois questions:

- Swisstransplant est-elle favorable à cette initiative de Facebook?
Franz Immer: Lorsque les personnes ne communiquent pas leur décision à leurs proches, cela complique encore davantage des situations déjà douloureuses. En effet, au moment d'annoncer le décès aux proches, le personnel hospitalier doit en outre s'enquérir de la volonté en matière de don d'organes. Quand le défunt a transmis sa décision et qu'on peut agir selon sa volonté, c'est un soulagement pour tous. C'est pourquoi, il est essentiel de communiquer sur le sujet de son vivant. L'initiative de Facebook incite au débat, ce qui est pour nous salutaire.

- Quelles sont, selon vous, les limites de la déclaration de volonté sur Facebook?
S'il est une chose que nous ne souhaitons pas, c'est que des personnes se servent du Web pour trouver des organes. En Suisse, le don d'organes par une personne vivante ne peut s'effectuer que s'il existe un lien affectif étroit avec le receveur. Avant tout don d'organes d'un donneur vivant, les personnes concernées doivent passer par plusieurs entretiens et subir différents tests dans un centre de transplantation. Si cette procédure révèle des anomalies, la transplantation ne s'effectue pas.

- En Europe, la Suisse fait figure de mauvais élève en matière de don d'organes. Comment pallier ce manque d'organes?
- En 2011, 102 organes provenant de personnes décédées ont été greffés en Suisse. Pour résoudre la pénurie, nous aurions besoin de 50 à 100 donneurs de plus par année. Le nombre de décès dû au manque d'organes pourrait ainsi passer de 100 à moins de 50 par an. En effet, grâce au don de ses organes, une personne peut sauver jusqu'à sept vies et réduire d'autant les délais d'attente des autres patients.

GC/ATS

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