La Liberté

Et si on parlait d'éducation?

Apprendre à faire une pause avant de monter les tours

Il est parfois bon de laisser pleurer un enfant avant d'aller le consoler. © Keystone (photo prétexte)
Il est parfois bon de laisser pleurer un enfant avant d'aller le consoler. © Keystone (photo prétexte)


21.12.2017

Laisser son bébé pleurer sans réagir: une situation que connaissent de nombreux jeunes parents et qui les fait souvent culpabiliser. Mais est-ce si mauvais? Discussion autour des vertus de la pause.

Education familiale Fribourg

 

« Hier soir, j’ai laissé pleurer mon bébé de 8 mois, suis-je une mauvaise mère ? »

Une jeune mère raconte qu’elle a tout essayé pour endormir Armelle. Elle commençait à perdre les nerfs. Alors elle est sortie prendre l’air sur le balcon.  Elle se sent «coupable» d’avoir laissé pleurer sa fille et demande aux autres mères ce qu’elles font dans cette situation-là.

On encourage cette mère à raconter la suite de son histoire. «En fait, Armelle s’est endormie pendant que j’étais sur le balcon... Oui, souvent les parents, nous aimerions pouvoir faire quelque chose dans ces cas-là.»

Avec cette expérience, nous nous rendons compte que le contraire est aussi possible. Faire une pause, se détendre un peu, pour éviter de «monter en mayonnaise». Cela permet d’observer ce qui se passe chez nous et chez l’enfant. Et finalement, ce stop a aidé toutes les deux. 

«Je n'avais pas conscience de faire de l'éducation»

Une mère est très étonnée: «En vous entendant, je réalise que j’utilise souvent «la pause», sans m’en rendre compte. Depuis que mes enfants sont tous petits (4, 8 et 10 ans), ils ont vu que je l’employais. Et hier, mon fils, qui maintenant a déjà 10 ans, m’a vraiment surpris. Il était en train de s’énerver sur un exercice scolaire, moi aussi d’ailleurs, le ton montait. Soudain il a dit : «Attends maman, j’ai besoin d’une pause, je vais courir dehors 10 minutes et je reviens!».

Après la course, il s’est installé de nouveau à table avec ses devoirs et il les a terminés facilement. Je suis fière qu’il ait appris à utiliser «la pause»: je pense qu’il m’a observé. En m’imitant, il s’est approprié de cette manière de faire le stop. Je n’avais pas du tout conscience de faire de l’éducation, en prenant une pause pour moi».

La discussion se poursuit sur le sens de l’éducation: prendre conscience des outils éducatifs que nous utilisons déjà et s’exercer à les pratiquer, pour faire en sorte que les enfants se les approprient pour leur propre vie.

Et parfois les employer c’est juste…faire la pause !

>> Ces histoires sont des «séquences» extraites des rencontres que l’Education Familiale organise dans le canton. Elles traitent des compétences éducatives des parents.

Envie de connaître 30 outils pour bien éduquer? Vous les trouverez dans le volume 2 du Coffret pédagogique de l’Education Familiale.

 

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