La Liberté

Fusion: débat à armes égales

Publié le 12.02.2021

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On définit la démocratie comme un gouvernement où la souveraineté est exercée par le peuple. Mais comment le peuple peut-il exercer cette souveraineté sans un débat démocratique où les initiants et les opposants peuvent défendre leurs idées?

En tant qu’élu d’une commune, je suis sidéré de voir que certaines communes du périmètre de fusion du Grand Fribourg refusent de subventionner l’association des opposants à cette fusion. En effet, on approche du vote consultatif, mais a-t-on donné au peuple un réel débat?

Le comité de pilotage dilapide des sommes astronomiques dans sa campagne afin de «vendre» son projet comme une lessive magique alors qu’on refuse aux opposants une bien maigre contribution pour qu’ils puissent présenter leurs objections au peuple. Essaie-t-on de faire taire une voix qui dérange, qui pose des questions? Quel mal y a-t-il à douter? A demander de la transparence? Les partisans de cette mégafusion n’ont pas le monopole de la raison.

Le refus des différentes communes me dérange, pas parce que je suis contre la fusion, mais parce que c’est une violation de la démocratie. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu une votation qui ne présente qu’une seule vision. Le peuple décidera s’il veut fusionner ou non, mais pour ce faire l’Etat doit lui garantir un débat.

Donc demandons à l’Etat de garantir que les deux camps puissent se battre à armes égales. Car comme disait de Gaulle: «La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave.»

Noé Rey, cons. général PS,

Villars-sur-Glâne, membre

association Non à la fusion du Grand Fribourg

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