La Liberté

Il y a anguille sous roche…

Publié le 25.11.2020

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Les initiants prétendent que l’initiative ne concerne que les entreprises qui ont un contrôle effectif sur des entreprises actives à l’étranger, soit essentiellement des multinationales et une minorité de PME actives dans des secteurs à risque.

Or le texte soumis au peuple stipule (alinéa 2b) que les entreprises sont responsables des agissements de tous leurs fournisseurs et clients, sans distinction: «Ces obligations s’appliquent aux entreprises contrôlées ainsi qu’à l’ensemble des relations d’affaires.» C’est donc un pan entier de l’argumentaire des initiants qui s’écroule!

Je soutiens que les entreprises basées en Suisse imposent des règles éthiques à leurs filiales. Je dénonce néanmoins des contraintes insupportables pour l’ensemble des sociétés ayant des fournisseurs ou clients étrangers et qui devront «examiner quelles sont les répercussions sur les droits de l’homme et sur l’environnement, prendre des mesures appropriées en vue de prévenir toute violation des droits de l’homme, mettre fin aux violations existantes et rendre compte des mesures prises».

Autant dire que je n’aimerais pas être le patron d’un magasin de chaussures, d’un fabricant de machines pour la taille du diamant ou être l’un de leurs employés!

Cette initiative manque clairement sa cible. Elle nuit à l’emploi, à la liberté économique et stigmatise les entreprises de notre pays en raison de quelques brebis galeuses.

Je m’en remets donc à la position du PDC et voterai non le 29 novembre.

Claude Richard,

cons. général PDC, Fribourg

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