La Liberté

26.05.2019

Les élections fédérales s'annoncent disputées à Fribourg

Pierre-André Page tentera de conserver le deuxième siège UDC au Conseil national gagné il y a quatre ans au détriment du PS (archives). © KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ
Pierre-André Page tentera de conserver le deuxième siège UDC au Conseil national gagné il y a quatre ans au détriment du PS (archives). © KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ

ATS

Les élections fédérales s'annoncent disputées à Fribourg, notamment pour le Conseil national où le 2e siège de l'UDC conquis il y a 4 ans intéresse plusieurs partis. Tout comme la bataille pour la succession de Dominique de Buman au PDC.

L'intérêt principal dans le canton de Fribourg le 20 octobre se dessine, à moins de cinq mois de l'échéance du moins, dans la lutte pour les sept sièges au Conseil national. Les revers électoraux subis en Suisse alémanique, à Zurich notamment, par les démocrates du centre ont subitement rebattu les cartes ailleurs. Certaines certitudes du début d'année ont perdu de leur pertinence.

En février, l'UDC présentait sa liste pour le Conseil national en affirmant viser, pourquoi pas, un troisième siège cet automne. En tout cas, le parti agrarien paraissait confiant de pouvoir conserver le siège de Pierre-André Page pris au PS il y a quatre ans. Pour l'heure, toutefois, c'est celui qui paraît à même d'aiguiser la convoitise des autres partis.

Rime en locomotive

Du coup, l'UDC pourrait se retrouver avec sa seule locomotive, Jean-François Rime, qui brigue un cinquième mandat consécutif sous la coupole fédérale. En cause, l'irruption de la question climatique dans le débat politique, dans le sillage des manifestations de jeunes. Le phénomène pourrait profiter aux Verts dépourvus de siège à Berne.

En tout cas, ces derniers s'y emploient en lançant une liste qui parle de défense de l'environnement, de fiscalité et de mise en place d'une vraie volonté de travailler sur la gouvernance. Ils apparaissent bien placés, même si la députée Sylvie Bonvin-Sansonnens a renoncé pour se concentrer sur l'accès au Conseil d'Etat en 2021.

PS ambitieux

Le siège de l'UDC intéressera aussi les socialistes, motivés pour le regagner. Ils présentent les sortantes Valérie Piller Carrard, qui ambitionne un troisième mandat à Berne, et Ursula Schneider Schüttel. Si la première devrait parvenir à ses fins, le renouvellement du siège de la Moratoise est moins certain cependant.

Le député au Grand Conseil et président de l'Asloca Fribourg Pierre Mauron ne cache pas ses ambitions. Il pourrait soit prendre la place d'Ursula Schneider Schüttel, qui n'avait pas réussi en 2015 à confirmer la succession en cours de route de Christian Levrat, parti aux Etats, soit occuper un troisième siège socialiste au Conseil national, si le PS est en verve.

Succession de Buman

Le PDC doit pour sa part gérer le départ de sa figure de proue Dominique de Buman, conseiller national durant 16 ans. Le Singinois Bruno Boschung, ancien président du Grand Conseil, est bien placé pour lui succéder, sachant que le seul district germanophone du canton vote traditionnellement comme un seul homme pour les siens.

Si la sortante Christine Bulliard-Marbach, une autre Singinoise, réussit à décrocher un troisième mandat consécutif de conseillère nationale, les démocrates-chrétiens pourraient être représentés à Berne uniquement par des Alémaniques. Un aspect qui dérange tout de même au sein du parti et qui, longtemps, contrôlait les rouages de la politique cantonale.

Bourgeois devant

Du côté, des radicaux, Jacques Bourgeois, qui siège à Berne depuis 2007, devrait être reconduit. Le directeur de l'Union suisse des paysans (USP) reste la locomotive du parti. En revanche, le PLR aura de la peine à aller chercher un deuxième fauteuil, même si cela constitue un objectif de campagne, dans la foulée de sa bonne tenue sur le plan national.

Plusieurs autres partis se lancent dans la bataille électorale du 20 octobre, avec des chances réduites de gagner un siège. Il s'agit du Centre Gauche-Parti chrétien-social (PCS), des Vert'libéraux, du Parti bourgeois-démocratique (PBD) et de l'Union démocratique fédérale (UDF).

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