La Liberté

18.05.2021

94% de la déforestation en Amazonie est illégale

Durant les douze mois qui ont précédé août 2020, la déforestation en Amazonie a augmenté de 9,5%, détruisant une surface supérieure à celle de la Jamaïque, selon des données officielles (archives). © KEYSTONE/AP/LEO CORREA
Durant les douze mois qui ont précédé août 2020, la déforestation en Amazonie a augmenté de 9,5%, détruisant une surface supérieure à celle de la Jamaïque, selon des données officielles (archives). © KEYSTONE/AP/LEO CORREA
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18.05.2021

La quasi-totalité de la déforestation en Amazonie brésilienne, soit 94%, est illégale, estiment des organisations environnementales dans un rapport publié lundi. Elles pointent le manque de transparence autour de l'utilisation autorisée de la terre dans cette région.

Le rapport a été réalisé par des universitaires et des experts d'organisations environnementales, dont notamment la branche brésilienne du World Wildlife Fund (WWF). Il porte sur la déforestation en Amazonie et dans la région du "Matopiba", englobant des parties des Etats du Maranhao, Tocantins, Piauí y Bahía.

Cette situation est provoquée par l'incapacité des autorités à documenter, par exemple, l'utilisation légale de ces mêmes terres par des agriculteurs, éleveurs ou exploitants forestiers, pointe le rapport. "La différenciation entre déforestation légale et illégale est un facteur clé pour garantir que la production agricole et forestière ne soit pas vérolée de crimes environnementaux", souligne le texte.

Surface comparable à la Jamaïque

Depuis le début de la présidence de Jair Bolsonaro, en 2019, un pic de déforestation a été atteint: durant les douze mois qui ont précédé août 2020, la déforestation en Amazonie a augmenté de 9,5%, détruisant une surface supérieure à celle de la Jamaïque, selon des données officielles.

Malgré la promesse de Jair Bolsonaro d'éliminer la déforestation illégale d'ici à 2030, jugée irréaliste par les rédacteurs du rapport, un projet de loi assouplissant les exigences environnementales dans le cadre de projets agricoles et énergétiques a été approuvé par la chambre des députés du Brésil.

Ce texte, qui doit encore être approuvé par le Sénat, prévoit notamment qu'une simple promesse écrite du respect des normes environnementales sera suffisante pour commencer des travaux de dédoublement de routes ou de lignes électriques.

ats, afp

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