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A Cortaillod, la sécurité était suffisante selon les autorités

S'agissant de la sécurité des établissements scolaires, la situation ne nécessite pas de mesure particulière supplémentaire. "On ne va pas mettre des grillages autour des écoles", a ajouté Alain Ribaux, conseiller d'Etat neuchâtelois en charge de la justice. © KEYSTONE
S'agissant de la sécurité des établissements scolaires, la situation ne nécessite pas de mesure particulière supplémentaire. "On ne va pas mettre des grillages autour des écoles", a ajouté Alain Ribaux, conseiller d'Etat neuchâtelois en charge de la justice. © KEYSTONE


Publié le 10.12.2023


Le plan "Amok" (prévention des attaques dans les écoles) a bien fonctionné, selon les autorités, dans le cas de Cortaillod (NE), où un homme menaçant s'est introduit vendredi dans une école primaire. Ce plan a permis de mettre à l'abri rapidement les élèves, selon le protocole, a expliqué le conseiller d’Etat neuchâtelois Alain Ribaux. Les deux premières patrouilles de police sont arrivées sur place, sept minutes après l'appel. Au total, 34 policiers se sont déployés. "La mise en place d'un bouton rouge d'alerte est examinée lors de la construction de nouveaux collèges", a précisé le conseiller d'Etat.

S'agissant de la sécurité des établissements scolaires, la situation ne nécessite pas de mesure particulière supplémentaire. "On ne va pas mettre des grillages autour des écoles", a ajouté Alain Ribaux. C'est l'acte d'un individu isolé. "On est dans un canton sûr. Il n'y a pas plus de risques à Neuchâtel qu'ailleurs en Suisse ou dans le monde".

Le conseiller d'Etat a en outre indiqué que les ministres cantonaux, chargés de la sécurité, ont un comité lundi où ils vont faire le point sur les mesures de sécurité en lien avec la procédure "Amok".

Centres d'asile trop grands ?

Sur les ondes de la RTS, Crystel Graf, conseillère d'Etat en charge de l'éducation, a expliqué qu'il s'agira maintenant de gérer l'après et d'apporter dès lundi pour le retour en classe le soutien nécessaire aux élèves, aux enseignants, au personnel technique et à toutes les personnes impliquées. "Un dispositif d'aide psychologique a d'ailleurs été mis en place dès vendredi".

Dans le Matin Dimanche, Florence Nater, conseillère d'Etat en charge de la cohésion sociale, a expliqué qu'on "voit surtout qu’il y a encore des efforts à faire dans la prise en charge médicale des personnes du centre, qui ont des parcours migratoires parfois très compliqués. Elles sont nombreuses à solliciter le dispositif de santé neuchâtelois. La coordination mérite d’être intensifiée".

L’année prochaine, la Confédération et les cantons feront le bilan de la réforme de l’asile avec ses six grands centres en Suisse, dont celui de Boudry (NE). "J’ai mes réserves sur le principe de ces très grands centres qui regroupent des centaines de personnes - aux cultures très différentes et souvent marquées par des traumatismes - dans un espace restreint, à proximité de villages", selon la conseillère d'Etat.

Ce format doit être questionné par rapport à la cohabitation avec la population locale. "L’asile ne doit pas se faire au détriment des riverains", a ajouté Florence Nater.

Dans un communiqué, l'UDC neuchâteloise demande la fin de la possibilité pour tous les Magrébins de demander l'asile en Suisse et la négociation d'accords de réadmission avec les pays du Magreb.

Non armé, l'homme, qui a crié Allah akbar" "en se montrant menaçant" dans une école vendredi, est âgé d'environ 25 ans et est originaire d'Algérie. La piste terroriste a été écartée. Il était arrivé mercredi en Suisse et s'est présenté le jour même au centre fédéral pour les requérants d'asile à Boudry. Cet individu était connu sous plusieurs identités et de plusieurs services de police dans d'autres pays européens, principalement pour des faits de violences.

 

ATS

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