La Liberté

15.05.2019

A Genève, le centre fédéral pour requérants suscite la polémique

Pierre-Alain Ruffieux, du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), est venu à Genève annoncer le lancement de la procédure d'approbation des plans du centre fédéral pour requérants d'asile du Grand-Saconnex. A ses côtés se trouvait le conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia. © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Pierre-Alain Ruffieux, du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), est venu à Genève annoncer le lancement de la procédure d'approbation des plans du centre fédéral pour requérants d'asile du Grand-Saconnex. A ses côtés se trouvait le conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia. © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI


15.05.2019

A Genève, la construction d'un centre fédéral pour requérants d'asile sur le territoire de la commune du Grand-Saconnex (GE) a franchi une nouvelle étape. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a lancé mercredi la procédure d'approbation des plans du bâtiment.

Ce centre du Grand-Saconnex doit ouvrir en 2022. Il aura une capacité de 250 places et accueillera des requérants en attente d'être renvoyé, soit vers un autre pays de l'espace "Dublin", soit vers leur pays d'origine. En Suisse romande, deux autres centres à Chevrilles (FR) et Vallorbe (VD) exerceront la même mission.

Cette réorganisation de la gestion de l'asile, qui découle d'une nouvelle loi acceptée en juin 2016, a été défendue mercredi à Genève par Pierre-Alain Ruffieux, du SEM. La durée des procédures sera raccourcie, ce qui permettra aux requérants d'être plus rapidement fixés sur leur statut et de mieux s'intégrer, a-t-il rappelé.

A Genève, ce centre fédéral est loin de faire l'unanimité. Mercredi, les députés au Grand Conseil socialistes, écologistes, démocrates-chrétiens, et d'Ensemble à gauche, ont envoyé une lettre ouverte au Conseil d'Etat genevois. Dans ce courrier, ils rappellent la motion votée par le Parlement en mars invitant l'exécutif à renoncer à construire un tel centre.

Les élus s'étonnent que la procédure d'approbation des plans ait été lancée avant même que le Conseil d'Etat apporte une réponse à leur motion. Ils demandent au gouvernement "des explications sur cette démarche surprenante" et réitèrent leur "total désaccord" avec un projet qui criminalise des personnes en situation d'exil.

ats

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