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Agent de liaison pour discuter avec Asmara des requérants déboutés

Pour Christine Schraner Burgener, un accord de transit avec un pays tiers ne changerait rien à la position des autorités érythréennes sur ses ressortissants déboutés (archives). © KEYSTONE/TI-PRESS/Pablo Gianinazzi
Pour Christine Schraner Burgener, un accord de transit avec un pays tiers ne changerait rien à la position des autorités érythréennes sur ses ressortissants déboutés (archives). © KEYSTONE/TI-PRESS/Pablo Gianinazzi
Pour Christine Schraner Burgener, un accord de transit avec un pays tiers ne changerait rien à la position des autorités érythréennes sur ses ressortissants déboutés (archives). © KEYSTONE/TI-PRESS/Pablo Gianinazzi
Pour Christine Schraner Burgener, un accord de transit avec un pays tiers ne changerait rien à la position des autorités érythréennes sur ses ressortissants déboutés (archives). © KEYSTONE/TI-PRESS/Pablo Gianinazzi


Publié le 23.06.2024


La Suisse va envoyer un agent de liaison pour discuter avec l'Erythrée de la réadmission de ses propres ressortissants, indique la secrétaire d'Etat aux migrations Christine Schraner Burgener. Asmara refuse les rapatriements sous contrainte de ses citoyens.

La Suisse est prête à négocier un accord avec l'Erythrée, déclare Mme Schraner Burgener, dans un entretien diffusé dimanche par le SonntagsBlick. Actuellement, 260 requérants d'asile érythréens déboutés se trouvent en Suisse.

"Nous sommes en discussion permanente" avec les autorités érythréennes, ajoute la secrétaire d'Etat. L'agent de liaison sera basé dans la capitale kényane Nairobi et se rendra régulièrement en Erythrée, précise-t-elle.

Selon elle, un accord de transit avec un pays tiers ne changerait rien à la position des autorités érythréennes. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) va toutefois examiner cette demande du Parlement, ajoute-t-elle. En juin, les députés des deux chambres fédérales ont adopté une motion demandant que les requérants d'asile déboutés d'Erythrée soient renvoyés dans leur pays d'origine via un Etat tiers.

Externalisation des procédures

Le SEM examine également l'externalisation des procédures d'asile dans des pays tiers, relève la secrétaire d'Etat. Mais il faut se rendre compte qu'avec cette voie, il y a une perte de souveraineté sur la décision d'asile, remarque-t-elle. "On ne doit jamais oublier que nous sommes tenus de respecter les droits de l'homme et que nous devons également faire preuve de solidarité".

Le projet de l'Union européenne de mettre en place des procédures d'accueil aux frontières extérieures pour les demandeurs d'asile ayant un faible taux de protection est, selon Mme Schraner Burgener, une "très bonne" approche. La Suisse soutient cette réforme, qui devrait être lancée dans deux ans, ajoute-t-elle.

D'ici là, la secrétaire d'Etat aux migrations aura quitté son poste. Elle va rejoindre à la fin de l'année le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Le poste de secrétaire d'Etat aux migrations sera mis au concours.

ats

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