La Liberté

25.08.2018

Après deux ans de voyage, une sonde approche de l'astéroïde Bennu

Image de synthèse de la sonde OSIRIS-REx prélevant des échantillons sur l'astéroïde Bennu (archives). © KEYSTONE/AP NASA
Image de synthèse de la sonde OSIRIS-REx prélevant des échantillons sur l'astéroïde Bennu (archives). © KEYSTONE/AP NASA


25.08.2018

Après deux ans de périple, la sonde américaine OSIRIS-REx a pris ses premiers clichés du petit astéroïde Bennu. L'objectif de la mission de 800 millions de dollars est de récupérer des échantillons du corps céleste de 500 mètres pour les rapporter sur la Terre.

La NASA a annoncé la bonne nouvelle vendredi et diffusé les cinq premiers clichés pris par l'engin spatial, montrant un point blanc sur un fond sidéral: Bennu. La mission doit permettre de rapporter en 2023 le plus d'échantillons jamais prélevés sur un astéroïde.

La sonde se trouve encore à 2,2 millions de kilomètres. En décembre, elle descendra à 7 km de la surface, puis le 31 décembre, elle se placera en orbite autour de l'astre, à environ 1,5 ou 2 km d'altitude, et à une vitesse réduite de 18 km/h.

Le prélèvement n'aura lieu qu'en 2020, après une fastidieuse période de mesures et de photographies. On ignore en effet beaucoup de choses sur l'astéroïde, notamment sa masse exacte, et donc son champ gravitationnel.

Jusqu'à 2 kg prélevés

On ne sait pas exactement de quoi est composée la surface, qui est très sombre. La sonde en prélèvera entre 60 g et 2 kg. Pour y parvenir, elle ne se posera pas, mais étendra un bras d'environ trois mètres, qui collectera pendant cinq secondes ce qu'il peut, en fonction de la dureté de la roche. Les échantillons seront ensuite mis à l'abri dans la sonde pour le voyage de retour, prévu en 2023.

La mission doit permettre d'analyser les éléments présents sur l'astéroïde. Ces corps célestes sont formés des éléments de base des planètes. Leur composition est donc un révélateur des débuts du système solaire. La présence probable d'eau et de minéraux pourrait aussi un jour servir de réserves de carburant à de futurs explorateurs spatiaux.

Des sondes ont déjà rapporté des échantillons de vent solaire (Genesis, 2004), d'une comète (Stardust, 2006), d'un astéroïde (Hayabusa, 2010). En ce moment, l'agence spatiale japonaise a une sonde, Hayabusa2, à proximité de l'astéroïde Ryugu, dont elle doit prélever des échantillons qu'elle ramènera sur terre en 2020.

ats, afp

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