La Liberté

26.11.2020

Assassinat de Samuel Paty: quatre autres collégiens mis en examen

Quatre autres collégiens ont été mis en examen, dont trois pour "complicité", dans l'enquête sur l'assassinat du professeur Samuel Paty. © KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER
Quatre autres collégiens ont été mis en examen, dont trois pour "complicité", dans l'enquête sur l'assassinat du professeur Samuel Paty. © KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER
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26.11.2020

Quatre autres collégiens ont été mis en examen mercredi dans l'enquête sur l'assassinat du professeur Samuel Paty, a appris l'AFP jeudi de source judiciaire. Ce dernier a été décapité le 16 octobre dernier après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Trois de ces mineurs, âgés de 13 et 14 ans, ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste", soupçonnés d'avoir désigné la victime à l'assaillant Abdoullakh Anzorov devant leur collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a précisé cette source à l'AFP.

La quatrième personne, mise en examen pour "dénonciation calomnieuse", est la fille de Brahim Chnina, un parent d'élève à l'origine de la campagne en ligne contre M. Paty, qui est lui-même poursuivi et écroué.

Les quatre adolescents ont été placés en garde à vue, entre lundi et mardi, à la demande des juges d'instructions anti-terroristes du tribunal de Paris, chargés de l'enquête. Tous ont été remis en liberté, sous contrôle judiciaire, après leur mise en examen, selon la source judiciaire. Ces nouvelles inculpations portent à 14 le nombre de personnes poursuivies dans cette affaire.

Deux autres collégiens de 14 et 15 ans

Deux premiers collégiens de 14 et 15 ans avaient été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste" le 21 octobre, accusés d'avoir désigné l'enseignant à l'assaillant en échange d'une somme de "300 à 350 euros", avait indiqué le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.

Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine de la campagne de dénigrement du professeur sur les réseaux sociaux, et un militant islamiste qui l'avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui, sont également poursuivis pour "complicité".

Ils avaient accusé le professeur de "discrimination" envers les élèves musulmans sur la foi du récit de la fille de M. Chnina, élève de M. Paty. Cette dernière n'avait pas assisté au cours sur la liberté d'expression où le professeur avait montré des caricatures de Mahomet, le 6 octobre.

Le père et la fille étaient allés porter plainte au commissariat contre M. Paty le 7 octobre. Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie de 47 ans, a été décapité le 16 octobre à la sortie de son collège par M. Anzorov, un réfugié de 18 ans.

Radicalisé depuis plusieurs mois, selon sa famille, mais inconnu des services de renseignement, M. Anzorov avait été abattu par la police peu après son crime.

ats, afp

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