La Liberté

24.03.2019

Aucune séquelle pour Fabian Schär

A Tbilissi, Fabian a "pris cher" mais il n'a aucune séquelle © KEYSTONE/ENNIO LEANZA
A Tbilissi, Fabian a "pris cher" mais il n'a aucune séquelle © KEYSTONE/ENNIO LEANZA


24.03.2019

Mis K.O. en première mi-temps samedi en Géorgie après un violent choc tête contre tête avec Jemal Tabidze, Fabian Schär est "en pleine possession de ses moyens", assure l'ASF.

Le cas du défenseur de Newcastle, qui a finalement disputé toute la rencontre, a interpellé.

Les images du Saint-Gallois, inconscient au sol, ont fait craindre le pire tant sur le terrain - un Géorgien s'est empressé de maintenir en place la langue du joueur - que dans les tribunes. Avec cette question, logique compte tenu des nombreux cas d'accidents graves liés, tous sports confondus, aux commotions cérébrales: ne fallait-il pas sortir Schär par précaution?

D'un strict point de vie sportif non, puisque Schär a été à l'origine des deux buts marqués samedi. Mais plusieurs médias anglais - le sensationnaliste Sun en tête - se sont déjà offusqués de la décision de Petkovic et du staff médical suisse, arguant un non-respect total du protocole en cas de choc à la tête.

Ce qui est inexact, le protocole en question, instauré par la FIFA pour le dernier Mondial, faisant uniquement mention de la possibilité accordée à l'arbitre d'interrompre le match trois minutes pour laisser le médecin travailler, lequel est le seul à pouvoir décider de la poursuite ou non du match par le blessé. Tel a été le scénario de Tbilissi, à cela près que le joueur a été soigné pendant presque cinq minutes.

Que se serait-il toutefois passé si Schär avait fait un malaise dans l'avion vers lequel s'est précipitée la délégation au sortir du match? Une hypothèse qui n'a rien de farfelu, les exemples de problèmes a posteriori liés à de tels coups étant nombreux.

Deux examens sur place et un en Suisse

L'ASF livre sa version des faits. "Lorsque le staff médical est arrivé auprès de Fabian Schär, immédiatement après la collision, le joueur était 'conscient avec du discernement'", selon les constatation du docteur Damian Meli.

Celui-ci a directement procédé à un examen du défenseur de Newcastle "à l'aide de l'outil pouvant évaluer les commotions cérébrales sportives", le Sport Concussion Assessment Tool. Le médecin n'a constaté "aucun déficit neuropsychologique".

L'ASF précise également que Fabian Schär a été examiné une deuxième fois, au terme de la rencontre, sans qu'aucune anomalie ne soit décelée. "Fabian Schär donc a pu rentrer en Suisse avec la délégation", poursuit la Fédération, sous-entendant que tel n'aurait pas été le cas s'il y avait eu suspicion du moindre problème.

Docteur Embolo

Quelques minutes plus tard, en passant devant les journalistes, le défenseur s'était presque amusé de la grosse bosse qui avait poussé au milieu de son front, tout en reconnaissant ressentir des douleurs à la nuque et, surtout, ne plus se souvenir du choc. "Mais bon, pour les trois points, ça valait la peine, j'accepte la douleur", avait-il déclaré. Breel Embolo a lui raconté qu'il avait demandé à son coéquipier, une fois revenu à lui, s'il savait où il était et que la réponse de Schär avait rassuré tout le monde.

Même s'il s'est réveillé avec un bon mal de crâne dimanche matin, le Saint-Gallois est "en pleine possession de ses moyens et n'a présenté aucun symptôme inquiétant", conclut Damian Meli.

ats

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