La Liberté

27.05.2020

BCE: Lagarde "pas trop inquiète" d'une nouvelle crise de l'euro

"Je ne suis pas trop inquiète" concernant le risque de voir ressurgir une nouvelle crise de l'euro, a affirmé la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde (archives). © KEYSTONE/EPA/NEIL HALL
"Je ne suis pas trop inquiète" concernant le risque de voir ressurgir une nouvelle crise de l'euro, a affirmé la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde (archives). © KEYSTONE/EPA/NEIL HALL
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27.05.2020

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a cherché mercredi à dissiper les craintes d'une nouvelle crise de l'euro face au coronavirus, au lendemain de la publication d'un rapport de l'institution évoquant ce risque.

"Je ne suis pas trop inquiète" concernant le risque de voir ressurgir une nouvelle crise de l'euro, a déclaré Christine Lagarde lors d'une discussion en ligne avec des jeunes organisée à Francfort.

Mais "les décideurs (de la politique monétaire) devront continuer à surveiller" la croissance rapide des niveaux d'endettement en zone euro, a-t-elle ajouté, au moment où les gouvernements empruntent à tout va pour amortir les effets de l'épidémie de nouveau coronavirus.

Dans un rapport semestriel publié mardi, la BCE a elle-même mis en avant le risque d'une montée de "l'évaluation par le marché du risque de redénomination", en d'autres termes de sortie de l'euro des pays les plus endettés et de retour à leur monnaie nationale dévaluée.

Dette et croissance durable

Selon l'ancienne directrice du Fonds monétaire international, non seulement la zone euro mais "tous les pays du monde ont dû augmenter leur dette" face à la pandémie et "c'était la bonne chose à faire".

Une "bonne utilisation de la dette" pour relancer l'économie et garantir une croissance durable "devrait être encouragée", a-t-elle expliqué pour dissiper des craintes de voir la zone euro basculer dans une nouvelle crise de la dette qui pourrait être fatale à certains pays affaiblis comme l'Italie.

Mme Lagarde a par ailleurs indiqué qu'il fallait désormais s'attendre à un recul entre 8 et 12% du Produit intérieur brut de la zone euro cette année, correspondant à deux scénarios "moyen" et "sévère" de repli de l'activité.

Un troisième scénario dit "mineur", prévoyant un recul limité à 5%, est désormais "obsolète", a-t-elle précisé, alors qu'il était encore envisagé fin avril par l'institution.

La gravité exacte du coup porté à l'activité cette année dépendra "de la rapidité avec laquelle les mesures de verrouillage seront levées" et de "quels secteurs des activités seront particulièrement affectés", a expliqué Mme Lagarde.

L'Allemande Isabel Schnabel, membre du conseil d'administration de la BCE, a elle déclaré mercredi au Financial Times que l'institution "serait prête à augmenter" s'il le fallait ses rachats d'obligations sur le marché, déjà prévus pour plus de 1000 milliards d'euros cette année.

ats, awp, afp

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