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Charles III est en Allemagne pour sa première visite comme roi

La visite du roi Charles III en Allemagne se veut une occasion solennelle de célébrer la relation d'amitié entre les deux pays. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
La visite du roi Charles III en Allemagne se veut une occasion solennelle de célébrer la relation d'amitié entre les deux pays. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
La visite du roi Charles III en Allemagne se veut une occasion solennelle de célébrer la relation d'amitié entre les deux pays. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
La visite du roi Charles III en Allemagne se veut une occasion solennelle de célébrer la relation d'amitié entre les deux pays. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
Le roi Charles, à droite, et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, à gauche, plantent un arbre dans le jardin du palais présidentiel de Bellevue. © KEYSTONE/AP/Jens Schlueter
Le roi Charles, à droite, et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, à gauche, plantent un arbre dans le jardin du palais présidentiel de Bellevue. © KEYSTONE/AP/Jens Schlueter
Des couronnes en papier avaient été distribuées au public par une marque de fast-food. "J'adore votre chapeau", a dit la reine à une jeune Vénézuélienne lors d'un bain de foule. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
Des couronnes en papier avaient été distribuées au public par une marque de fast-food. "J'adore votre chapeau", a dit la reine à une jeune Vénézuélienne lors d'un bain de foule. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
C'est la première fois que l'Allemagne accueille un chef d'Etat à la Porte de Brandebourg, symbole de la partition de Berlin au temps de la Guerre froide. © KEYSTONE/AP/Matthias Schrader
C'est la première fois que l'Allemagne accueille un chef d'Etat à la Porte de Brandebourg, symbole de la partition de Berlin au temps de la Guerre froide. © KEYSTONE/AP/Matthias Schrader
Le roi Charles, à droite, et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, à gauche, plantent un arbre dans le jardin du palais présidentiel de Bellevue. © KEYSTONE/AP/Jens Schlueter
Le roi Charles, à droite, et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, à gauche, plantent un arbre dans le jardin du palais présidentiel de Bellevue. © KEYSTONE/AP/Jens Schlueter
Des couronnes en papier avaient été distribuées au public par une marque de fast-food. "J'adore votre chapeau", a dit la reine à une jeune Vénézuélienne lors d'un bain de foule. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
Des couronnes en papier avaient été distribuées au public par une marque de fast-food. "J'adore votre chapeau", a dit la reine à une jeune Vénézuélienne lors d'un bain de foule. © KEYSTONE/dpa/Michael Kappeler
C'est la première fois que l'Allemagne accueille un chef d'Etat à la Porte de Brandebourg, symbole de la partition de Berlin au temps de la Guerre froide. © KEYSTONE/AP/Matthias Schrader
C'est la première fois que l'Allemagne accueille un chef d'Etat à la Porte de Brandebourg, symbole de la partition de Berlin au temps de la Guerre froide. © KEYSTONE/AP/Matthias Schrader


Publié le 29.03.2023


Charles III a débuté mercredi à Berlin sa première visite à l'étranger en tant que souverain. Une visite saluée par le chef de l'Etat allemand comme un "nouveau chapitre" des relations entre les deux pays après le Brexit.

Charles III a appelé mercredi soir à défendre les valeurs démocratiques et loué la solidarité avec l'Ukraine pour défendre la "liberté" contre "l'agression" russe. Le Royaume-Uni et l'Allemagne se tiennent "côte à côte pour protéger et faire progresser (leurs) valeurs démocratiques partagées", a-t-il dit dans un discours à Berlin, au château de Bellevue où le chef de l'Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, donnait un dîner en son honneur.

Ce combat "est incarné par le fait que nous sommes ensemble aux côtés de l'Ukraine pour la défense de la liberté et de la souveraineté face à une agression non provoquée", a ajouté le monarque britannique.

"L'Allemagne et le Royaume-Uni sont aujourd'hui, également sur le plan militaire, les deux plus grands soutiens de l'Ukraine en Europe", lui a fait écho le chef de l'Etat allemand, évoquant une invasion russe qui a ravivé en lui "les souvenirs des pires moments" de l'histoire de l'Europe.

Le dîner a clos la première journée de la visite du souverain, après une cérémonie inédite au pied de la porte de Brandebourg, un monument emblématique qui fut aussi un symbole de la partition de Berlin pendant trois décennies.

Nouveau chapitre

"Aujourd'hui, six ans après que le Royaume-Uni a commencé à quitter l'Union européenne, nous ouvrons un nouveau chapitre dans nos relations", a déclaré le président allemand Frank Walter Steinmeier en accueillant le roi et son épouse Camilla au château de Bellevue.

La visite est un "signe important de la relation germano-britannique", a-t-il ajouté.

Le couple restera trois jours en Allemagne. A l'origine, il aurait dû se rendre auparavant en France, mais ce voyage a été annulé en raison des troubles sociaux liés à la réforme des retraites dans le pays.

Plus tôt, l'avion royal a atterri à l'aéroport international de Berlin, où le roi et la reine consort ont été accueillis par 21 salves de tir, le survol de deux Eurofighter et une haie d'honneur militaire.

"J'adore votre chapeau"

Charles, manteau noir et cravate bleue striée de lignes blanches, et Camilla, vêtue d'un bleu royal interprété aussi par certains commentateurs comme une allusion de l'attachement à l'Europe, se sont ensuite rendus en Bentley noire à la porte de Brandebourg pour des honneurs militaires inédits en compagnie de Frank-Walter Steinmeier et son épouse.

C'est la première fois qu'une telle cérémonie pour un invité d'Etat se tient au pied de ce monument emblématique qui fut aussi un symbole de la partition de la ville pendant trois décennies.

Après des heures d'attente dans la matinée, des centaines de fans des Windsor ou simples curieux ont pu voir de près le couple royal, qui a serré beaucoup de mains, et certains eu la chance d'échanger quelques mots avec eux.

Andreina Riera, 19 ans portait, comme beaucoup d'autres dans l'assistance, une "couronne royale" en papier distribuée par une chaîne américaine de fast food. La reine consort Camilla l'a saluée et lui a dit: "J'adore votre chapeau".

Option végétarienne

La célèbre avenue Unter den Linden était pavoisée du drapeau britannique pour une visite qui se veut une occasion solennelle de célébrer la relation d'amitié entre les deux pays.

Jusqu'à 1100 policiers sont mobilisés, des renforts d'autres régions ont été réquisitionnés ainsi que 20 chiens renifleurs d'explosifs.

Charles, 74 ans, engagé de longue date en faveur de la protection de l'environnement, a ensuite participé au château de Bellevue à une réception consacrée aux défis climatiques.

Suivra un banquet avec au menu, en l'honneur du roi, des options végétariennes. Les invités pourront ainsi choisir pour le plat principal entre tartelettes aux épinards accompagnées de champignons et poulet fermier. Des vins allemands accompagneront les plats.

Discours au Bundestag

Le programme à Berlin se poursuivra jeudi, avec en point d'orgue un discours de Charles au Bundestag. Le monarque doit aussi s'entretenir avec le chancelier Olaf Scholz, se promener avec la maire de la ville sur un marché, rencontrer des réfugiés ukrainiens et visite une ferme biologique en Brandebourg, la région entourant Berlin.

Le déplacement en Allemagne du couple royal s'achèvera vendredi par une étape à Hambourg (nord), métropole portuaire et deuxième ville du pays.

La dernière visite de la reine Elizabeth II en Allemagne en 2015, du temps de la chancelière Angela Merkel, avait déclenché un vif enthousiasme dans le pays.

Sa visite la plus marquante remonte à 1965, dans un Berlin partagé par le mur. Elle est perçue comme le moment qui a scellé la réconciliation entre les deux pays après la Deuxième Guerre mondiale.

Son fils devrait s'attendre lui aussi à un accueil chaleureux: il connaît bien le pays où il s'est rendu plus de 40 fois, selon l'ambassade britannique à Berlin.

Par ailleurs, les Allemands restent de grands fans des "Royals", issus d'une "très longue tradition" de monarques et leur "grand intérêt" n'est pas près de se dissiper, assure à l'AFP Michael Hartmann, sociologue à l'Université technique de Darmstadt (ouest).

ats, afp

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