La Liberté

18.07.2019

Clint Capela veut gagner avec l'équipe nationale

Clint Capela est à l'aise micro à la main © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Clint Capela est à l'aise micro à la main © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI


18.07.2019

Connu pour ses exploits en NBA avec Houston, Clint Capela n'a pas oublié la Suisse. Le centre genevois s'apprête aussi à jouer les matches de pré-qualifications de l'Euro 2021 avec la Suisse.

Depuis 2014 et l'année de sa draft, Clint Capela n'a pas eu franchement l'occasion de se poser en Suisse. Quand les joueurs helvétiques de NHL rentrent au bercail pour passer l'été au pays, lui préfère travailler afin de se faire une place au soleil dans le championnat de basket le plus réputé du monde.

Jusqu'à cette année. Désormais au bénéfice d'un contrat de cinq ans lui rapportant 90 millions de dollars, le centre des Rockets a de quoi voir un peu venir. Comme s'il avait franchi un premier palier dans sa carrière à tout juste 25 ans.

Cinq ans que le Meyrinois est parti en NBA. Une sorte de cursus universitaire. Parce que Capela a appris beaucoup de choses en Amérique. Pas dans des amphithéâtres, mais dans des arènes et des salles de force.

Ses professeurs n'enseignent pas les sciences à Harvard ni le droit à Yale, mais ils ont permis à Clint Capela de devenir l'un des centres les plus dominants de NBA. L'ancienne vedette Hakeem Olajuwon a par exemple aidé le Genevois à améliorer son jeu à l'intérieur.

Et puis il y a la star d'aujourd'hui, James Harden et sa célèbre barbe, qui l'a aidé à prendre confiance en lui sur et en dehors du terrain. "Nous sommes les deux joueurs les plus anciens de l'équipe, ça nous rapproche, précise-t-il. Et puis on apprécie de passer du temps ensemble en dehors du basket."

Avoir un impact

Alors le Genevois est prêt à redonner, à transmettre, à montrer à quel point il aime la Suisse. "Je veux avoir un impact, a-t-il lâché d'emblée lors de sa conférence de presse. Etre plus qu'un basketteur. Je veux qu'au moment où je serai en fin de carrière, on se souvienne de moi en équipe de Suisse, pas qu'en NBA."

Derrière ses lunettes aux branches dorées, Capela rayonne. Après avoir créé sa fondation pour venir en aide aux mères célibataires, le deuxième Suisse à joueur en NBA a mis sur pied son premier camp, chez lui à Meyrin. Il est destiné à des jeunes de 12 à 18 ans, filles et garçons, impatients et motivés de pouvoir côtoyer la star.

Rouage essentiel des Houston Rockets, Capela a pourtant un rôle moins en vue que celui de James Harden ou de son nouveau coéquipier Russell Westbrook, deux aimants à ballon. En équipe de Suisse face au Portugal et à l'Islande pour les pré-qualifications à l'Euro 2021, le numéro 15 des Rockets va changer de statut et prendre davantage de place.

Sefolosha espéré

"Je veux dominer, assène-t-il. Ce sera ça mon rôle. Après on verra ce que veut le coach, mais je veux imposer ma présence dans la raquette. Il faudra en faire plus. Ce que je veux c'est connaître l'expérience de gagner avec mon pays."

Et le Genevois d'espérer la venue de Thabo Sefolosha, celui qui lui a donné envie de jouer en NBA, celui qui lui a montré que le rêve était possible. "Ce serait vraiment bien qu'on ait un impact en mouillant notre maillot pour la Suisse, ambitionne-t-il. Thabo joue en NBA depuis 2006. La moyenne d'une carrière là-bas c'est 4,7 ans, ça prouve que ce qu'il a fait est remarquable."

Convoqué par la fédération pour les quatre matches de ces pré-qualifications, Thabo Sefolosha n'a toujours pas répondu. Il est certain qu'avec un tel renfort, la Suisse aborderait ces rencontres avec une certaine confiance. Et d'avoir les deux joueurs suisses de NBA sous le maillot national serait un magnifique cadeau.

ats

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