La Liberté

21.03.2019

Colis piégés à des anti-Trump: le suspect plaide coupable

Le suspect encourt la prison à perpétuité (archives). © KEYSTONE/FR142054 AP/ELIZABETH WILLIAMS
Le suspect encourt la prison à perpétuité (archives). © KEYSTONE/FR142054 AP/ELIZABETH WILLIAMS


21.03.2019

Le fan du président américain Donald Trump, arrêté fin octobre 2018 pour avoir expédié des colis piégés à des détracteurs du milliardaire, a plaidé coupable jeudi à Manhattan de 65 chefs d'accusation. Il encourt la prison à perpétuité.

L'homme de 57 ans a reconnu devant un juge fédéral de Manhattan avoir préparé en Floride seize colis piégés, qu'il a envoyés à treize personnalités et détracteurs de Donald Trump, dont le milliardaire et philanthrope George Soros, l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton et l'ex-président Barack Obama.

"J'ai fabriqué des engins conçus pour ressembler à des bombes artisanales", a expliqué d'une voix rauque le suspect, incarcéré depuis son arrestation le 26 octobre, lisant une déclaration préparée avec ses avocats.

"Les engins consistaient d'un tuyau en plastique, un réveil numérique et des fils électriques qui lui étaient attachés. Dans le tuyau, il y avait de la poudre pour feux d'artifice (...) et des fragments de verre", a-t-il continué, la voix étranglée.

Législatives de mi-mandat

L'homme, qui avait envoyé ces colis en pleine campagne électorale pour les législatives américaines du 6 novembre, s'est reconnu coupable de seize chefs d'accusation pour utilisation d'une arme de destruction massive - un chef d'accusation correspondant à chaque colis. Chacun d'entre eux est passible au maximum de la perpétuité.

A cela s'ajoutent seize chefs d'inculpation pour transport d'explosif entre Etats, seize autres pour avoir menacé le commerce entre Etats et seize autres encore pour expédition illégale d'explosif, et un dernier chef pour avoir "porté des explosifs en commettant un crime", assorti d'une peine obligatoire de 10 ans de prison.

Initialement, il avait été inculpé de 30 chefs d'inculpation, qui lui faisaient déjà risquer la perpétuité. En acceptant de plaider coupable, il n'obtient donc pas de garantie de peine plus clémente, même si le juge a souligné qu'il n'était en rien tenu de le condamner à la prison à vie.

Le prononcé de la sentence a été fixé au 12 septembre prochain.

L'accusé vivait dans une camionnette couverte d'autocollants pro-Trump et antidémocrates, quand il a été arrêté. Aucun des colis n'avait explosé ni même atteint leur destinataire. La dangerosité des engins explosifs qu'ils contenaient a été diversement évaluée.

ats, afp

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