La Liberté

17.04.2018

Arrivée à Douma des experts sur les armes chimiques

Selon les médias officiels syriens, des missiles ont été détruits avant de toucher leur cible (archives). © KEYSTONE/AP Ugarit News/Anonymous
Selon les médias officiels syriens, des missiles ont été détruits avant de toucher leur cible (archives). © KEYSTONE/AP Ugarit News/Anonymous
Les médias d'Etat syriens ont annoncé que les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sont arrivés à Douma. © KEYSTONE/EPA ANP/KOEN VAN WEEL
Les médias d'Etat syriens ont annoncé que les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sont arrivés à Douma. © KEYSTONE/EPA ANP/KOEN VAN WEEL


17.04.2018

Les médias d'Etat syriens ont annoncé mardi que les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) étaient arrivés à Douma, dix jours après une attaque présumée. Elle a déclenché des frappes de représailles occidentales.

"Les experts de la commission des armes chimiques entrent à Douma", a rapporté l'agence officielle Sana, alors que les puissances occidentales, Etats-Unis et France en tête, accusaient ces derniers jours le régime syrien et son allié russe d'entraver l'enquête de l'OIAC.

Le drame de Douma, où plus de 40 personnes ont été tuées selon des secouristes dans une attaque chimique présumée le 7 avril, continue de provoquer des crispations sur la scène internationale, après des frappes de représailles menées en Syrie par Washington, Paris et Londres samedi.

Le régime de Bachar al-Assad et son allié russe avaient immédiatement réfuté toute implication dans cette attaque chimique présumée, réclamant une enquête de l'OIAC.

"Problèmes de sécurité"

La ville de Douma, ex-fief rebelle dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, est depuis samedi sous contrôle total du régime syrien et de la police militaire russe. Mais les experts de l'OIAC, arrivés le même jour à Damas, n'avaient jusqu'à présent pas pu pénétrer dans la ville, suscitant les doutes des Occidentaux sur l'attitude de la Syrie et de la Russie.

Lundi, les Etats-Unis ont ainsi estimé que les Russes pourraient avoir "visité" et "altéré" le lieu de l'attaque présumée. La France a jugé mardi "très probable que des preuves et des éléments essentiels disparaissent".

Pour justifier le délai, la Russie et la Syrie ont évoqué des "problèmes de sécurité", des routes devant notamment être déminées, selon les deux pays.

Moscou avait assuré lundi soir que les inspecteurs, qui ont pour mandat d'enquêter sur l'éventuelle utilisation d'armes chimiques mais pas d'en identifier les auteurs, pourraient s'y rendre mercredi.

ats, afp, reu

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