La Liberté

16.11.2019

Dans la foulée de la Bolivie, Guaido espère mobiliser à nouveau

Le leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido parle aux médias après que le siège de son parti a été attaqué. © KEYSTONE/EPA EFE/RAYNER PENA
Le leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido parle aux médias après que le siège de son parti a été attaqué. © KEYSTONE/EPA EFE/RAYNER PENA


16.11.2019

Le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido espère que les événements en Bolivie, où les manifestants ont poussé le président à la démission, inspireront ses compatriotes. Il va essayer samedi de mobiliser à nouveau contre le président socialiste Nicolas Maduro.

Reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, Juan Guaido a appelé ses partisans à descendre dans la rue. Mais le niveau de mobilisation reste très incertain et constitue un test pour le jeune dirigeant.

Depuis qu'il s'est déclaré président par intérim le 23 janvier, Juan Guaido n'a eu de cesse d'appeler les militaires à rompre le rang et à tourner le dos au chef de l'Etat socialiste. Il comptait pour cela sur le soutien de dizaines de milliers de personnes, qui descendaient dans la rue à chacun de ses appels à manifester.

Mais depuis le soulèvement manqué du 30 avril et l'offensive du pouvoir contre les "traîtres" à l'origine de la tentative de rébellion, le vent semble avoir tourné dans la rue. "Nous sommes assoupis. Regarde ce qui s'est passé en Bolivie. On doit le faire aussi", a déclaré à l'AFP Zoraida Rodriguez, 69 ans.

Une personne sur trois prête à manifester

Selon un sondage du cabinet Datanalisis réalisé entre le 18 et le 25 octobre, 32% des personnes interrogées sont disposées à manifester pour soutenir Juan Guaido, qui est également président du Parlement.

Ce dernier a dit sentir un "vent de liberté" après le départ d'Evo Morales, dont la réélection à un quatrième mandat le 20 octobre était entachée d'accusations de fraude.

Ce dernier établit un parallèle entre la crise en Bolivie et la demande de l'opposition de "mettre fin à l'usurpation" de Nicolas Maduro. L'oppostion veut de nouvelles élections car elle estime que la réélection de Nicolas Maduro en 2018 était "frauduleuse".

"La solution (...) passe par le fait que nous exercions tous avec force notre droit à manifester", répète Guaido, ingénieur de 36 ans dont la dernière grande manifestation remonte au 1e mai, au lendemain du soulèvement militaire manqué contre Maduro.

"Intimidation"

En face, le président socialiste a également appelé ses soutiens à défiler samedi et a mis en garde l'opposition: "Ne vous trompez pas, pas de faux calculs avec nous", a lancé le chef de l'Etat de 56 ans.

Selon M. Guaido, plusieurs hommes armés et encagoulés ont fait irruption vendredi au siège de son parti politique à Caracas. Ils ont emporté des ordinateurs et relevé les identités de la trentaine de personnes présentes. L'opposant a dénoncé une "intimidation" orchestrée selon lui par "la dictature" de M. Maduro.

ats, afp

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