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Darmanin "va proposer" la dissolution du groupe d'ultradroite GUD

Pour Gérald Darmanin, les membres du GUD "pensent qu'il y a une suprématie blanche" et "portent des propos antisémites extrêmement graves" (archives). © KEYSTONE/EPA/ANDRE PAIN
Pour Gérald Darmanin, les membres du GUD "pensent qu'il y a une suprématie blanche" et "portent des propos antisémites extrêmement graves" (archives). © KEYSTONE/EPA/ANDRE PAIN


Publié le 19.06.2024


Le ministre français de l'intérieur Gérald Darmanin a annoncé mercredi qu'il allait "proposer" au président Emmanuel Macron la dissolution du GUD (Groupe union défense). Ce syndicat étudiant d'ultradroite, créé dans les années 70, avait été réactivé en 2022.

"C'est un groupe très ami avec beaucoup de gens du Rassemblement national (...) Ce sont des gens qui pensent qu'il y a une suprématie blanche, qui portent des propos antisémites extrêmement graves", a-t-il déclaré sur BFMTV. Le ministre a précisé travailler sur ce dossier depuis "neuf mois". "Je n'ai pas attendu cette élection législative", a-t-il souligné.

Avec ses drapeaux noirs marqués de la croix celtique, le syndicat étudiant, "marque" historique de l'extrême droite française née en 1968 à l'université parisienne d'Assas, reste actif.

Jamais dissous mais en sommeil depuis 2017, le GUD avait annoncé son retour fin 2022. Il a depuis fait le liant entre les mouvements d'ultradroite, à l'image d'un "week-end sportif" organisé au printemps dernier au parc de Saint-Cloud, près de Paris, qui a réuni des dizaines de militants.

Connu pour ses actions violentes, le GUD revient régulièrement sous les feux de l'actualité. Loïk Le Priol, ancien "gudard", est le principal suspect dans le meurtre en mars 2021 de l'ex-international de rugby argentin Federico Martin Aramburu.

La semaine dernière, quatre militants d'ultradroite ont été condamnés pour leur participation à une agression homophobe à Paris alors qu'ils "fêtaient" la victoire du RN aux élections européennes.

Parmi eux se trouvait Gabriel Loustau, 23 ans, une figure du GUD et fils d'Axel Loustau, ancien militant de cette organisation étudiante, ex-élu RN et autrefois proche de Marine Le Pen. Frédéric Châtillon, ex-président du GUD, est également un ami de longue date de Marine Le Pen.

Des groupuscules - dissous depuis - tels le Bastion social (2017-2019) ou les Zouaves Paris (2018-2022), ont été créés par des militants du GUD. Parmi eux, Marc de Caqueray-Valmenier, chef présumé des Zouaves, condamné et incarcéré à plusieurs reprises ces dernières années.

ats, afp

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