La Liberté

25.05.2019

De moins en moins de «gilets jaunes» dans la rue, à la veille des européennes

Des manifestants s'en sont pris aux forces de l'ordre à Paris. © KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS
Des manifestants s'en sont pris aux forces de l'ordre à Paris. © KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS


25.05.2019

Quelque 12'500 "gilets jaunes" ont manifesté samedi en France. Il s'agit de la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement il y a plus de six mois, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Pour cet acte 28, 2100 personnes ont défilé à Paris. Le comptage des autorités est contesté par les "gilets jaunes", qui ont dénombré de leur côté 35'100 manifestants. La semaine dernière, environ 15'500 personnes avaient manifesté à travers le pays, selon le ministère de l'Intérieur.

Ce 28e samedi consécutif de manifestations contre la politique sociale et fiscale du président Emmanuel Macron intervient et à la veille des élections européennes. Les défilés se sont déroulés globalement dans le calme.

Jets de projectiles à Paris

A Paris, où ils ont été 2100 à défiler, d'après les autorités, deux cortèges se sont formés et quelques jets de grenades lacrymogènes se sont produits.

"Je défends mon pain et celui de mes enfants. On n'en peut plus", a soutenu Camille, une trentenaire aide-soignante en Seine-et-Marne. Ira-t-elle voter dimanche aux européennes ? "J'hésite", répond-elle. "L'Europe, ça me parle pas. Qu'est-ce que ça va changer ?"

"Ce gouvernement nous prend de haut, nous méprise... On doit dire stop", a pour sa part estimé Rémy, 46 ans. Ce "gilet jaune" ira voter, "pour le bloquer lui (Macron), lui envoyer un message".

"Chercher Macron chez lui"

A Amiens (nord), où est né le chef de l'Etat, entre 1200 "gilets jaunes", selon la préfecture, 2000 selon les organisateurs, ont dit leur détermination à "aller chercher Macron chez lui", dans une ambiance globalement festive malgré quelques jets de projectiles et de grenades lacrymogènes.

A Toulouse, environ 2000 manifestants ont arpenté les rues, scandant les désormais traditionnels chants anti-Macron.

Les six mois de crise sociale des "gilets jaunes" ont mis à mal la popularité du président (environ 27% de personnes satisfaites). La liste de son parti aux européennes était devancée par celle de l'extrême droite de Marine Le Pen dans les sondages rendus publics avant les élections de dimanche en France métropolitaine.

ats, afp

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
Abonnez-vous pour 9.-/mois
Abonnez-vous pour 9.-/mois

25 articles par mois, l’info qu’il vous faut quand il faut. Pour ceux qui savent exactement ce qu’ils veulent.

Les perles de nos archives

Chaque semaine, notre rédaction met en valeur une thématique à travers le prisme des 147 ans d'histoire de «La Liberté».

La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00