La Liberté

12.02.2019

Décoller sans contrôleurs aériens est risqué

La tour de contrôle de l'aéroport de Granges (SO). Y décoller ou y atterrir en l'absence de personnel n'est pas sans risque, selon l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
La tour de contrôle de l'aéroport de Granges (SO). Y décoller ou y atterrir en l'absence de personnel n'est pas sans risque, selon l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). © KEYSTONE/PETER KLAUNZER


12.02.2019

L'essai pilote permettant à des avions de décoller et d'atterrir à l'aéroport de Granges (SO) en l'absence de personnel dans la tour de contrôle a montré que cela était risqué. Les autorités ont dû intervenir plusieurs fois d'urgence depuis son lancement en mars 2017.

Ce projet inédit s'arrêtera, comme prévu, à la fin mars, a communiqué mardi l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Il concernait les vols dits "aux instruments", en soirée ou à l'aube. Or l'expérience a montré que "cette procédure pouvait donner lieu à des conflits entre le trafic IFR (règles de vol aux instruments) au départ de Granges et le trafic IFR de l'aéroport de Berne".

Des conflits sont apparus lorsque des avions ont décollé de Granges selon les règles de vol aux instruments mais que le pilote a oublié de s'annoncer à Berne, a expliqué mardi au journal régional Argovie/Soleure de SRF Urs Holderegger, porte-parole de l'OFAC. Un tel cas de figure s'est produit huit fois (sur 800 départs).

La recherche d'une solution se poursuit

En outre, la pénurie de personnel chez Skyguide, la société qui surveille l'espace aérien suisse, et la concomitance d'autres projets ont perturbé le déroulement de l'essai pilote, écrit l'OFAC. Au point que l'office a dû intervenir, "à plusieurs reprises dans l'urgence, en mobilisant d'importantes ressources pour ordonner des ajustements d’envergure".

La recherche d'une solution permanente à Granges et sur d'autres aérodromes se poursuit, indique l'OFAC, qui souligne que "les aérodromes régionaux peinent de plus en plus à financer l’entretien de leur propre service de navigation aérienne". "Les coûts pourraient être réduits si l'on parvenait à gérer les départs et les approches du trafic IFR sans service de la navigation aérienne."

ats

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