La Liberté

19.03.2019

Dépassés par les gilets jaunes, les syndicats se mobilisent

Des gilets jaunes se sont glissés dans la manifestation organisée par les syndicats. © KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON
Des gilets jaunes se sont glissés dans la manifestation organisée par les syndicats. © KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON


19.03.2019

Eclipsés depuis des mois par les gilets jaunes, les syndicats ont fait entendre leurs voix mardi en France. Entre 130'000 et 350'000 manifestants ont participé à cette journée d'action sur le pouvoir d'achat.

Elles étaient 131'000 personnes dans toute la France, a affirmé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner devant la commission des lois du Sénat. Dans un communiqué, la CGT a de son côté estimé à "plus de 350'000 personnes" le nombre de manifestants, dont de nombreux enseignants.

Solidaires, les organisations de jeunesse Unef (étudiants) et UNL (lycéens) ainsi que le Parti communiste ont appelé à participer à cette mobilisation nationale afin d'"amplifier le mouvement social". A Paris, les manifestants ont défilé pacifiquement du boulevard Saint-Michel au Champ-de-Mars.

Les trois-quarts des Français (73%) soutiennent ce mouvement, selon le baromètre des services publics Odoxa. Mais seuls 12% prévoient d'y participer. Après la mobilisation à répétition des gilets jaunes, les deux syndicats espèrent revenir au premier plan.

"Nous ne voulons pas être spectateurs, ni caution de décisions qui pourraient être prises en matière sociale à l'issue du grand débat", a expliqué Yves Veyrier de FO, qui juge nécessaire de "réhabiliter la grève", alors "qu'elle permet d'obliger les employeurs à se mettre autour de la table".

Pouvoir d'achat et justice fiscale

De même, la CGT veut "placer le débat où il doit être", notamment par "des actions dans l'entreprise et dans la rue" quand "depuis plusieurs semaines, les questions de pouvoir d'achat, de justice fiscale, d'accès aux services publics sont clairement posées".

"Nous devenons un pays de bas salaires. Le gouvernement a la main sur la question du Smic qui doit augmenter", a dit sur France Info mardi Philippe Martinez de la CGT. Il a aussi demandé de "supprimer la TVA sur les produits de première nécessité" et que "l'impôt soit plus progressif sur les très hauts revenus".

Lors de la dernière journée le 5 février, le ministère de l'Intérieur avait recensé 137'200 manifestants et la CGT près de 300'000. Cette journée avait été aussi marquée par la présence pour la première fois au sein des cortèges syndicaux de "gilets jaunes", un "début de convergence" qui avait réjoui la CGT.

Syndicats divisés

Le numéro un de FO a regretté l'absence des autres syndicats, notamment la CFDT. Comme les fois précédentes, le premier syndicat français, qui a fait le choix de participer au grand débat, ne s'est pas associé pas à cette journée "dont on ne sait pas vraiment quel est le mot d'ordre".

La mobilisation a notamment été forte dans les écoles primaires. Crèches, accueils périscolaires et cantines ont aussi été touchés, d'après les syndicats. Dans les transports, le trafic était en revanche normal à la SNCF et quasi normal à la RATP, selon les deux entreprises.

ats, afp

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