La Liberté

06.04.2020

"Impossible de penser aux JO 2021"

Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Lucas Malcotti s'entraîne chez lui, à Savièse. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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06.04.2020

A défaut de pouvoir aller cet été à Tokyo, l'escrimeur Lucas Malcotti doit prendre son mal en patience depuis son domicile.

Lucas Malcotti espérait, comme des dizaines de sportifs suisses, vivre le plus grand moment de sa carrière cet été à Tokyo. Mais "il m'est impossible de penser aux JO 2021 actuellement", concède l'épéiste valaisan de 25 ans.

"Je n'ai vraiment pas la tête à ça", enchaîne-t-il. "Le sport est secondaire dans une telle situation", rappelle le double médaillé par équipes aux championnats du monde (or en 2018, bronze en 2019, les deux fois en compagnie de Max Heinzer, Benjamin Steffen et Michele Niggeler), qui garde comme il le peut la forme à la maison.

"Tout tourne au ralenti. Je fais du maintien. Je travaille physiquement, je fais de la musculation. Je travaille aussi mes placements et fais quelques exercices sur un genre de cible. J'ai la chance d'avoir un bout de jardin à la maison", explique Lucas Malcotti, qui s'est confié au téléphone à Keystone-ATS.

"J'aurais certainement l'opportunité de me déplacer pour tirer avec d'autres épéistes. Mais ça n'est absolument pas envisageable. Je reste chez moi", raconte le Saviésan, qui doit terminer cette année sa formation de géomaticien. "Je fais du télétravail. Le positif, c'est que j'ai plus de temps pour préparer mes examens", glisse-t-il.

"Je travaille à 50 ou 60% selon mon programme sportif. Mais là, dans la construction comme dans de très nombreux corps de métier, la situation est compliquée", lâche Lucas Malcotti, qui espérait encore il y a peu rejoindre Tenero pour s'y entraîner en compagnie des autres membres de l'équipe de Suisse.

"Notre saison est finie"

Mais tout s'est enchaîné très vite, à mesure que la pandémie tissait sa toile. "Swiss Olympic a proposé à Swiss Fencing d'envoyer des escrimeurs à Tenero. Un sondage a été fait, j'étais partant", confie-t-il. Mais les Centres nationaux de Tenero et de Macolin ont été fermés à la fin mars.

"Depuis, je n'ai pas eu de contact avec la Fédération. Mais j'imagine que c'est normal vu le contexte", explique Lucas Malcotti, qui peine de toute manière à imaginer une reprise rapide dans sa discipline, même si le port du masque y est obligatoire. "J'ai l'impression que notre saison est finie", soupire-t-il.

"Les championnats d'Europe, prévus mi-juin à Minsk, n'ont pas encore été annulés (réd: Swiss Fencing envisage de ne pas se rendre au Bélarus). Mais ce sera certainement le cas", affirme le médaillé de bronze individuel des Mondiaux militaires 2019. "J'étais prêt à vivre mes premiers Jeux. Là, je pense que ma prochaine compétition sera le Grand Prix de Berne." En novembre...

"Des répercussions"

Lucas Malcotti doit donc repousser ses rêves olympiques d'une année. "J'ai mis quelques jours à accepter le report des JO. Ce n'était pas évident. Mais c'est normal quand tu as un objectif en tête et qu'on te l'enlève. Je n'ai jamais vécu ça. J'ai toujours eu un objectif à court terme", lâche-t-il.

Le 87e de la hiérarchie mondiale ne sait pour l'heure pas trop quel visage aura son exercice 2020/2021. Il espère toujours se consacrer exclusivement à l'escrime une fois ses examens passés. "Si je ne trouve pas le financement, je travaillerai comme géomaticien à un pourcentage peu élevé", souligne-t-il.

Mais "cette crise aura des répercussions", concède Lucas Malcotti, qui espérait ainsi s'engager auprès d'un nouveau sponsor lorsque celle-ci a éclaté. "J'ai repris contact avec eux. On n'a pas pu signer, mais ils ont affirmé qu'ils envisageaient toujours de me soutenir", explique-t-il.

La manne de l'Aide sportive suisse, une contribution d'encouragement annuelle de 20'000 francs, est ainsi plus que jamais vitale pour lui. "Cette aide est essentielle pour moi. Sans le montant minimum accordé aux athlètes olympiques (réd: 12'000 francs), je devrais réfléchir à la suite de ma carrière sportive."

ats

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