La Liberté

12.06.2019

Japan Display va supprimer 1200 emplois au Japon

Le groupe lance un appel aux départs auprès de son personnel dans l'archipel. Il va interrompre pendant deux à trois mois une chaîne de production d'écrans de smartphones et réduire les lignes dédiées à ces modèles à cristaux liquides (LCD) (archives). © KEYSTONE/AP/ERIC RISBERG
Le groupe lance un appel aux départs auprès de son personnel dans l'archipel. Il va interrompre pendant deux à trois mois une chaîne de production d'écrans de smartphones et réduire les lignes dédiées à ces modèles à cristaux liquides (LCD) (archives). © KEYSTONE/AP/ERIC RISBERG


12.06.2019

Le fabricant d'écrans Japan Display, un temps numéro un du secteur, a annoncé mercredi la suppression de 1200 emplois au Japon. Le groupe nippon motive la mesure par la concurrence chinoise et un contexte commercial tendu entre Pékin et Washington.

Le groupe lance un appel aux départs auprès de son personnel dans l'archipel. Il va interrompre pendant deux à trois mois une chaîne de production d'écrans de smartphones et réduire les lignes dédiées à ces modèles à cristaux liquides (LCD), tout en tentant de renforcer par ailleurs la fabrication d'écrans pour d'autres applications (automobile notamment).

"Quelques dizaines" de postes de filiales commerciales à l'étranger seront aussi supprimés, a précisé le groupe.

"La dureté de l'environnement dans lequel nous évoluons augmente, du fait de la guerre des prix découlant du rapide rattrapage technologique des géants chinois et de l'extension de leur capacité de production, ainsi qu'en raison du différend commercial sino-américain", explique Japan Display dans un bref communiqué.

"Il est nécessaire de faire des économies", insiste le groupe qui n'en est pas à sa première restructuration, alors que le marché des smartphones n'est pas en pleine forme: les ventes de ces téléphones mobiles multimédias ont reculé de 2,7% dans le monde au 1er trimestre sur un an, selon les données du cabinet Gartner.

Assainissement

Lors de sa création en 2012 via la fusion poussée par l'Etat des divisions d'écrans de petites et moyennes tailles de Sony, Hitachi et Toshiba, Japan Display devait devenir le "géant des écrans du pays du Soleil Levant", un pari raté en raison d'une concurrence de plus en plus vive et d'erreurs stratégiques. Japan Display a tout misé sur les écrans à cristaux liquides et tardé à investir dans la technologie des modèles organiques électroluminescents (Oled).

Il est forcé désormais d'assainir ses activités et finances pour répondre également aux attentes de ses nouveaux investisseurs. Le groupe a en effet annoncé en avril un partenariat industriel avec un consortium taïwano-chinois assorti d'une injection de fonds pour tenter de survivre dans un secteur où il est à la traîne.

Dans le cadre de ce plan, Suwa Investment Holdings, TPK Holdings, Harvest Tech Investment Management et Cosgrove Global Limited arrivent au capital de la firme nippone qui avait été créée et entretenue par un fonds semi-public japonais, l'INCJ, lequel va perdre son statut de premier actionnaire. Ce dernier devrait cependant continuer à renflouer Japan Display par divers moyens.

ats, awp, afp

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