La Liberté

18.09.2019

L'ONU et le CICR ne veulent plus d'armes explosives dans les villes

Les bombardements dans les zones habitées affectent de nombreux civils (archives). © KEYSTONE/EPA/STRINGER
Les bombardements dans les zones habitées affectent de nombreux civils (archives). © KEYSTONE/EPA/STRINGER


18.09.2019

Les guerres dans les villes affectent 50 millions de personnes. Alors qu'Idleb, en Syrie, et Tripoli, en Libye, sont victimes de raids, le secrétaire général de l'ONU et le président du CICR ont appelé mercredi à mettre un terme aux armes explosives en zones urbaines.

Ces guerres provoquent "des destructions et des souffrances atroces", ont relevé Antonio Guterres et Peter Maurer. Les Etats et toutes les parties aux conflits armés doivent "éviter d'employer des armes explosives à large rayon d'impact dans des zones habitées", demandent les deux responsables.

L'immense majorité des victimes des frappes aériennes, tirs de roquettes ou d'artillerie ou encore engins explosifs improvisés (IED) sont des civils (90%).

Les parties aux conflits "doivent admettre" que l'emploi d'armes explosives expose les civils à un risque élevé de dommages indiscriminés, ont insisté MM. Guterres et Maurer. Celles-ci endommagent ou détruisent aussi de nombreuses infrastructures.

Le mois dernier à Aden, au Yémen, au moins 200'000 personnes ont notamment été privées d'eau potable après des violences. Ces raids ont également des conséquences sur la santé.

Efforts sur les explosifs

De nombreuses personnes doivent fuir dans ces conditions. Récemment, en deux mois seulement, environ 100'000 d'entre elles ont été déplacées à cause de bombardements massifs sur Tripoli. Ces personnes sont exposées à la destruction de leurs maisons ou aux IED.

Alors que les Conventions de Genève ont 70 ans, les deux responsables rappellent que le droit international humanitaire (DIH) interdit de cibler les civils ou des infrastructures civiles, de même que des violences indiscriminées. Il est encore plus important d'honorer ces accords dans les zones habitées, selon eux.

Des efforts ont été menés par plusieurs armées. "Mais il reste encore beaucoup à faire", affirment aussi les deux dirigeants. Ils soutiennent la volonté des Etats d'une déclaration politique pour encadrer le recours aux armes explosives dans ces zones. Ils souhaitent que les parties aux conflits rassemblent davantage de données sur les victimes civiles et de mener des investigations.

Ils leur demandent d'éviter les guerres en zones urbaines et de laisser partir les civils assiégés. Pour mieux protéger la population dans ces zones, ils appellent les Etats à lancer des politiques adaptées sur cette question.

ats

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