La Liberté

22.09.2020

La bataille entre LVMH et Tiffany devant la justice US en janvier

Les fiançailles des deux groupes, annoncées fin 2019, avaient fait les gros titres, mais la crise du coronavirus et la guerre commerciale ont fini par refroidir les ardeurs du géant français (archives). © KEYSTONE/AP/Thibault Camus
Les fiançailles des deux groupes, annoncées fin 2019, avaient fait les gros titres, mais la crise du coronavirus et la guerre commerciale ont fini par refroidir les ardeurs du géant français (archives). © KEYSTONE/AP/Thibault Camus
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22.09.2020

La justice américaine a fixé au 5 janvier la date du procès devant opposer le géant du luxe LVMH au joaillier Tiffany, accédant ainsi en partie à la demande de la société américaine qui demandait un traitement accéléré du dossier.

Les fiançailles des deux groupes, annoncées fin 2019, avaient fait les gros titres, mais la crise du coronavirus et la guerre commerciale ont fini par refroidir les ardeurs du géant français. LVMH a annoncé début septembre vouloir renoncer à la fusion, enclenchant alors une bataille judiciaire avec Tiffany qui veut que le groupe français respecte ses engagements.

La première période ce bras de fer juridique porte sur la question des délais, le groupe du milliardaire français Bernard Arnault plaidant pour une procédure normale, alors que le joaillier américain demandait à la justice de rendre une décision avant le 24 novembre, date à laquelle l'opération était censée se conclure.

En annonçant lundi la date du procès au 5 janvier, la justice américaine semble avoir quelque peu accédé à la requête du joaillier.

Tiffany s'est immédiatement félicité de la décision de la cour de l'Etat du Delaware de fixer le procès en janvier quand LVMH demandait, selon le joaillier américain, un délai de "six à sept mois".

"Nous démontrerons à la Cour que LVMH est en violation flagrante de ses obligations en vertu d'un accord valide et contraignant et que leur argument d'un +effet défavorable important+ est totalement sans fondement", a commenté le président du conseil d'administration de Tiffany, Roger Farah, dans un communiqué.

Le groupe français de son côté a indiqué avoir "pris acte" de la décision de justice.

"LVMH est pleinement confiant dans sa capacité à repousser les accusations de Tiffany et à convaincre la Cour que les conditions de réalisation de cette acquisition ne sont plus réunies", a affirmé le groupe.

"A cet égard, LVMH démontrera au cours des prochains mois à la justice américaine que la mauvaise gestion de Tiffany durant la crise du Covid-19 constitue un effet défavorable important", a ajouté LVMH dans un communiqué.

ats, awp, afp

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