La Liberté

15.12.2019

COP25: adoption en séance publique d'un accord a minima (officiel)

La conférence, qui a commencé le 2 décembre, devrait se prolonger au moins jusque dans la nuit. © KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ
La conférence, qui a commencé le 2 décembre, devrait se prolonger au moins jusque dans la nuit. © KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ
La COP25 se voulait celle de l'action et de l'ambition, mais risque d'aboutir à un résultat des plus décevants. © KEYSTONE/EPA EFE/JUAN CARLOS HIDALGO
La COP25 se voulait celle de l'action et de l'ambition, mais risque d'aboutir à un résultat des plus décevants. © KEYSTONE/EPA EFE/JUAN CARLOS HIDALGO
Après deux nuits de tractations intenses, les quelque 200 pays signataires de l'Accord de Paris se sont réunis dimanche matin pour éviter un naufrage de la COP25. © KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ
Après deux nuits de tractations intenses, les quelque 200 pays signataires de l'Accord de Paris se sont réunis dimanche matin pour éviter un naufrage de la COP25. © KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ


15.12.2019

Après de longues négociations, les quelque 200 pays signataires de l'Accord de Paris se sont réunis dimanche matin pour finalement adopter un accord minimal à la COP25. Ils ont ainsi évité un naufrage de cette Conférence de l'ONU sur le climat.

Mais c'est un accord peu ambitieux qui a été arraché en séance publique à Madrid. Les Etats ont notamment échoué à avancer quant aux règles de mise en œuvre de l'article 6 de l'accord de Paris sur les mécanismes de marché de crédit carbone. Ces négociations sont donc reportées à la COP26, l'an prochain à Glasgow.

Aussi techniques qu'elles soient, ces modalités de mise en œuvre sont essentielles car des marchés reposant sur des règles trop floues ou trop laxistes pourraient saper l'ensemble de l'accord de Paris, dont l'objectif est de contenir la hausse du mercure bien en-deça de 2 degrés et si possible à 1,5 degré.

Malgré deux nuits consécutives de négociations intenses, il s'est avéré impossible de dégager une position acceptable par tout le monde, comme ce fut déjà le cas l'an passé à Katowice. La COP25, qui avait débuté le 2 décembre et devait se terminer vendredi, a d'ailleurs battu des records de durée. Elle évite finalement le naufrage de justesse.

Schématiquement, les mécanismes de marché permettent notamment à un pays A d'acheter des crédits carbone découlant d'un projet de réduction d'émissions de CO2 dans un pays B et de les utiliser pour atteindre ses propres objectifs climatiques.

Les Etats les plus soucieux de l'intégrité de l'accord de Paris et l'Union européenne entendaient mettre en place une architecture solide qui permette d'éviter les doubles comptages (qui verraient à la fois le pays A et le pays B comptabiliser les crédits carbone liés au même projet, ce que défend presque seul contre tous le Brésil) et contribue in fine à augmenter les efforts, tout en réduisant leurs coûts, de réduction des émissions de CO2.

ats, afp, blg

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