La Liberté

06.12.2017

La France sous le choc après la mort de Johnny Hallyday

Le chanteur Johnny Hallyday est décédé, a annoncé son épouse Laeticia (archives). © KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON
Le chanteur Johnny Hallyday est décédé, a annoncé son épouse Laeticia (archives). © KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON
Les fans de Johnny ont afflué vers sa maison de Marnes-la-Coquette à l'annonce de la mort du chanteur. © KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA
Les fans de Johnny ont afflué vers sa maison de Marnes-la-Coquette à l'annonce de la mort du chanteur. © KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA


06.12.2017

La France était sous le choc mercredi après la mort de Johnny Hallyday. Le rockeur, qui luttait depuis plus d'un an contre un cancer du poumon, s'est éteint à 74 ans au soir d'une carrière longue de six décennies, qui l'a vu traverser les générations et les styles.

"Johnny Hallyday est parti", a annoncé dans la nuit son épouse Laeticia dans un communiqué à l'AFP. "Jusqu'au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois", poursuit-elle. "Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité."

Le mois dernier, Johnny Hallyday avait été admis à l'hôpital pour détresse respiratoire avant de retourner à son domicile de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine).

Le rocker avait en effet déjà tutoyé la mort, lors de sa tentative de suicide en 1966 puis lorsqu'il plongea plusieurs jours dans le coma en 2009 en raison de complications consécutives à une opération.

Hommage de Macron

Sa disparition a suscité un flot de réactions. Le président français Emmanuel Macron a été le premier à réagir. "On a tous en nous quelque chose de Johnny Hallyday", a-t-il assuré dans un communiqué, en référence à l'une de ses chansons les plus connues.

Le chef de l'Etat a rendu hommage à sa "gueule", sa "voix" et son "lyrisme brut et sensible". Preuve de l'émotion suscitée, l'Elysée "consulte" la famille sur la possibilité d'un hommage national.

De nombreuses personnalités politiques lui ont également rendu hommage, de l'ancien président socialiste François Hollande à Marine Le Pen, en passant par la ministre de la culture Françoise Nyssen, le délégué général du parti La République en marche (LREM) Christophe Castaner ou encore Laurent Wauquiez, candidat et favori à la présidence du parti de droite Les Républicains.

Hommages au "Elvis français"

"C'était un géant du show business... une véritable icône (...) Il nous manquera beaucoup mais il ne sera jamais oublié", a écrit sur Twitter la chanteuse québécoise Céline Dion. De son côté Lenny Kravitz a dit: "Ton amitié, ta douceur et ton soutien sont inscrits dans mon coeur (...) Ton âme est du rock and roll".

Radios et télés tournaient en émission spéciale mercredi depuis l'aube, alors que Le Monde a sorti un supplément spécial. "La dernière idole de la France s'en va", écrit le quotidien Le Figaro. "Mort d'un monstre sacré", titrent Les Echos. "Johnny Hallyday, de l'idole yéyé à l'icône nationale", renchérit Le Monde.

Même s'il était moins connu hors du monde francophone, le New York Times et le quotidien espagnol El Pais ont rapporté mercredi la disparition du "Elvis Presley français".

Scènes d'hystérie

Johnny Hallyday a bâti pendant plus d'un demi-siècle sa carrière de chanteur sur la passion du rock américain et de son aura première de rebelle.

Le "plus belge des Français", comme il a été souvent surnommé, Johnny Hallyday était au civil Jean-Philippe Smet, du nom de son père belge, qui l'avait abandonné après sa naissance en France. Johnny avait tenté en vain d'acquérir la nationalité belge avant de finalement renoncer, il y a dix ans.

Le chanteur n'a pas seulement été "l'idole des jeunes". Il a traversé les générations depuis la fin des années 50, où son rock'n'roll "Made in France" suscitait les mêmes scènes d'hystérie que les Beatles, groupe apparu après lui, jusqu'à la variété plus "mainstream" dans les années 1980, pour revenir ces dernières années aux sources du blues et du rock.

"Exil fiscal" à Gstaad

Au fil d'une vie menée à fond de train, avec ses accidents, ses excès relayés en une des gazettes, ses amours tempétueuses, ses maisons en Suisse - il s'était installé de 2006 à fin 2012 à Gstaad (BE) - et aux Etats-Unis sur fond d'accusation d'exil fiscal, "Johnny" était devenu plus qu'un artiste.

Marathonien des tournées, il en avait effectué une dernière en août aux côtés de Jacques Dutronc et Eddy Mitchell. Il a vendu plus de 110 millions de disques, enregistré plus de 40 albums et un millier de chansons dont un quart d'adaptations, surtout de titres américains ou britanniques.

ats, afp, reu

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