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La justice ouvre une instruction à l'encontre d'Elise Buckle

Le syndic de Nyon Daniel Rossellat a confirmé l'ouverture d'une instruction à l’encontre de la municipale verte Elise Buckle. © Keystone
Le syndic de Nyon Daniel Rossellat a confirmé l'ouverture d'une instruction à l’encontre de la municipale verte Elise Buckle. © Keystone


Publié le 22.01.2022
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Nouvelle étape dans la crise politique qui secoue l'administration communale de Nyon. Le Ministère public vaudois a ouvert une instruction à l’encontre de la municipale verte Elise Buckle.

L'information, publiée par le quotidien 24 heures, a été confirmée samedi par le procureur général du canton de Vaud Eric Cottier. Une procureure de la division des affaires spéciales est en charge du dossier.

"La procureure devra entendre les deux parties. Elle décidera ensuite si une enquête pénale va être ouverte", a déclaré pour sa part Elise Buckle à Keystone-ATS. "Rien ne va se passer avant mars", a-t-elle précisé.

Fuites préjudiciables

Peu avant Noël 2021, la Municipalité de Nyon a déposé une plainte pénale à l'encontre d'Elise Buckle. Elle a parallèlement demandé au Conseil d'Etat de la suspendre le temps de l'enquête.

L'Exécutif avait "constaté depuis plusieurs mois des fuites préjudiciables à la bonne marche de la Municipalité", a rappelé samedi le syndic Daniel Rosselat. "Notre avocat a alors transmis le dossier au Conseil d'Etat et au Ministère public".

Conflit au sein de l'administration

Les fuites sont apparues dans le cadre d'une enquête administrative. Elle avait été ouverte l'été dernier pour faire la lumière sur le conflit entre l'un des responsables de l'administration nyonnaise et son adjointe.

Entrée en fonction en juillet 2021, Elise Buckle a réfuté ces accusations de violation du secret de fonction. L'écologiste, au bénéfice de la présomption d'innocence, a dénoncé des "soupçons choquants et infondés".

Séance lundi en huit

Avec cette procédure, le Conseil d’Etat pourrait décider de suspendre la municipale. Il devrait trancher à mi-février, selon 24 heures. La loi sur les communes pose en effet comme conditions à une éventuelle suspension la présence de motifs graves comme l’ouverture d’une instruction pénale, rappelle le quotidien.

Une séance extraordinaire du Conseil communal nyonnais est également prévue le 31 janvier. Réclamée par plusieurs élus, elle vise à aborder cette crise qui secoue depuis plusieurs mois l'administration nyonnaise.

ats

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