La Liberté

25.08.2018

La momification, un procédé plus ancien qu'on ne le pensait

Le procédé de momification en Egypte serait un millier d'années plus ancien qu'on ne le pensait (archives). © KEYSTONE/AP/Amr Nabil
Le procédé de momification en Egypte serait un millier d'années plus ancien qu'on ne le pensait (archives). © KEYSTONE/AP/Amr Nabil


25.08.2018

Des chercheurs ont débusqué dans un musée de Turin, en Italie, une momie égyptienne embaumée artificiellement vieille de plus de 5500 ans. Cette découverte montre que le procédé de momification est bien plus ancien, d'un bon millénaire, qu'on ne le pensait jusqu'ici.

Une bonne dose d'huile végétale ou de graisses animales, un brin de résine de conifère chauffée, quelques extraits de plante aromatique et un peu de sucre végétal: telle est la recette qui fut ainsi utilisée dès 3500 avant notre ère, selon une étude publiée dans le Journal of Archaeological Science.

Les anciens Égyptiens croyaient à la résurrection et à la vie éternelle. Pour y accéder, les corps devaient être momifiés, avant d'être placés dans des tombeaux avec tout ce dont ils auraient besoin par la suite.

D'abord, les corps des défunts furent préservés par dessèchement naturel sous l'action du sable chaud et sec du désert. Puis sont arrivés les agents embaumants, dont on pensait que l'usage remontait à 2400 avant Jésus-Christ. Mais la momie égyptienne, "Turin S. 293", datant de 3700-3500 avant J.C., vient perturber l'histoire.

Agents antibactériens

En utilisant chimie, génétique et datation carbone, les experts, issus d'universités britanniques, australiennes et italiennes, ont ainsi pu établir que cette momie présentait "des preuves scientifiques sans équivoque d'utilisation d'agents d'embaumement employés dans le traitement funéraire du corps".

Une recette sensiblement similaire "en matière de constituants et de proportions des ingrédients" à celle utilisée à la préhistoire. Des Egyptiens maîtrisaient donc la momification artificielle un gros millénaire plus tôt qu'on ne le pensait.

"Cette recette contenait des agents antibactériens, utilisés dans des proportions similaires à celles employées par les embaumeurs à l'apogée de la momification des pharaons, environ 2500 ans plus tard", précise l'étude. La résine de conifère, par exemple, possède des propriétés antibactériennes et conservatrices.

ats, afp

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