La Liberté

02.07.2014

La plupart des coraux des Caraïbes pourraient disparaître en 20 ans

Un récif corallien dans les Caraïbes (archives)
Un récif corallien dans les Caraïbes (archives)


02.07.2014

La plupart des récifs coralliens des Caraïbes pourraient disparaître d'ici 20 ans à cause de la surpêche des poissons-perroquets et de la disparition des oursins. Ces espèces sont considérées comme les principaux animaux "mangeurs" des algues envahissant les coraux.

Actuellement, dans les Caraïbes, il ne reste qu'un sixième des récifs coralliens d'origine, d'après une étude publiée par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Depuis les années 1970, plus de 50% de la surface occupée par les coraux a été perdue.

Le changement climatique a longtemps été tenu pour principal responsable de la dégradation de l'état des coraux. S'il représente toujours une "menace sérieuse" car il favorise l'acidification des océans et le blanchissement des coraux, ce qui entraîne un ralentissement ou un arrêt de leur croissance, il n'est désormais plus dans la ligne de mire des experts.

Hécatombe d'oursins en 1983

Le rapport met en cause la quasi-disparition des poissons-perroquets, surpêchés depuis des décennies et celle des oursins, morts en masse en 1983 du fait d'une maladie non identifiée. Ils sont considérés comme les principaux mangeurs d'algues qui envahissent les coraux.

Pour Carl Gustaf Lundin, directeur du Programme du milieu marin et polaire de l'UICN, il est nécessaire de changer le mode de gestion de la pêche dans ces pays.

Jamaïque, Floride et îles Vierges

Il faut aussi, poursuit-il, que les pays règlent mieux la planification des lieux de construction des hôtels touristiques en bord de mer, et réduisent leur nombre. Les autorités doivent aussi mieux gérer le traitement des eaux usagées, en évitant le déversement près des récifs coralliens.

Selon le rapport, les coraux qui se portent le mieux sont ceux qui hébergent les plus grandes colonies de poissons-perroquets. C'est le cas dans le Secteur Marin National américain dans le nord du Golfe du Mexique, aux Bermudes et à Bonaire (Antilles néerlandaises), où les autorités ont restreint ou interdit les pratiques de pêche qui nuisent aux poissons-perroquets.

D'autres pays vont emboîter le pas. Barbuda est sur le point de recourir aux mêmes mesures et a prévu de transformer un tiers de ses eaux côtières en réserves marines.

Mais certains récifs, non protégés, sont en grand danger, comme en Jamaïque, mais aussi en Floride, entre Miami et Key West, et sur les îles Vierges américaines.

ats

UNE LIBERTÉ ABSOLUE!
UNE LIBERTÉ ABSOLUE!

Toute l’actualité de La Liberté sur vos supports numériques dès Fr. 9.- /mois !

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
Les perles de nos archives

Chaque semaine, notre rédaction met en valeur une thématique à travers le prisme des 147 ans d'histoire de «La Liberté».

La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00