La Liberté

11.09.2018

La Reitschule exige des mesures de la Ville de Berne

Des policiers en action aux abords de la Reitschule après une manifestation en février 2017 (archives). © KEYSTONE/STRINGER
Des policiers en action aux abords de la Reitschule après une manifestation en février 2017 (archives). © KEYSTONE/STRINGER


11.09.2018

Les exploitants du centre culturel alternatif de la Reitschule accusent les policiers de racisme et d'abus de pouvoir. Dans une lettre ouverte, ils appellent la Ville de Berne à prendre des mesures afin de mieux contrôler les agents lors des opérations policières.

Dans la lettre diffusée par e-mail dans la nuit de lundi à mardi, la Reitschule demande au Parlement et gouvernement bernois de réintroduire la police municipale. Cela redonnerait à la capitale le contrôle démocratique des opérations de police qu'elle cède au canton depuis plusieurs années, explique-t-on dans le communiqué.

Selon la lettre, la Reitschule demande également l'interdiction de l'utilisation de balles en caoutchouc de toutes sortes dans toute la ville. En outre, elle souhaite la création de deux organes indépendants: l'un de médiation et l'autre d'enquête dédié à la police cantonale.

Les représentants du centre culturel justifient leurs demandes par ce qu'ils considèrent comme un comportement inapproprié de la part des policiers lors d'événements et de manifestations. Ils accusent les forces de l'ordre de "comportements racistes, insultants et abusifs". Ils soulignent aussi que les plaintes à ce sujet sont rejetées car jugées "dénuées de crédibilité".

La Reitschule accompagne cette lettre de deux vidéos qui dénoncent le tir non justifié de balles en caoutchouc à hauteur de tête et l'obstruction présumée de filmer les interventions.

La police aussi

Dans un entretien accordé la semaine dernière, le ministre cantonal en charge de la police, Philippe Müller, a défendu la procédure de ses agents et a également appelé la ville de Berne à prendre des mesures. Lorsque les policiers sont attaqués avec des bouteilles et des barres de fer, on ne parle plus désescalade, avait indiqué le PLR. Les officiers doivent riposter. Le tir de balles en caoutchouc permet de maintenir les attaquants à distance. Il a exigé que le gouvernement de la ville se distancie clairement de la violence envers les policiers.

Les affrontements sont fréquents aux abords du centre culturel entre les manifestants, en particulier ceux issus des rangs de l'extrême-gauche, et la police. Début septembre, plusieurs personnes ont été blessées, dont trois policiers. La police a déclaré que certains de ses agents avaient été harcelés lors d'une mission préventive à la Reitschule puis, la cible de tir de bouteilles notamment. Les exploitants avaient pour leur part indiqué qu'il y avait des soupçons d'une escalade volontaire de la part de la police.

ats

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