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La Russie fait voter des annexions, Kiev revendique des avancées

Le président russe Vladimir Poutine a décrété une mobilisation partielle des Russes en âge de combattre qui concernera au moins 300'000 personnes. © KEYSTONE/AP
Le président russe Vladimir Poutine a décrété une mobilisation partielle des Russes en âge de combattre qui concernera au moins 300'000 personnes. © KEYSTONE/AP
A Moscou, Saint-Pétersbourg et d'autres villes, les autorités russes ont organisé des manifestations de soutiens aux référendums à grand renforts de drapeaux et de slogans. © KEYSTONE/AP/Alexander Zemlianichenko
A Moscou, Saint-Pétersbourg et d'autres villes, les autorités russes ont organisé des manifestations de soutiens aux référendums à grand renforts de drapeaux et de slogans. © KEYSTONE/AP/Alexander Zemlianichenko
L'Ukraine a annoncé avoir exhumé 436 corps d'un site d'enterrement de masse à Izioum, ville reprise aux Russes dans le nord-est, dont 30 avec des "signes de torture" tels que des mains liées, des membres cassés ou des "organes génitaux amputés". © KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka
L'Ukraine a annoncé avoir exhumé 436 corps d'un site d'enterrement de masse à Izioum, ville reprise aux Russes dans le nord-est, dont 30 avec des "signes de torture" tels que des mains liées, des membres cassés ou des "organes génitaux amputés". © KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka
A Moscou, Saint-Pétersbourg et d'autres villes, les autorités russes ont organisé des manifestations de soutiens aux référendums à grand renforts de drapeaux et de slogans. © KEYSTONE/AP/Alexander Zemlianichenko
A Moscou, Saint-Pétersbourg et d'autres villes, les autorités russes ont organisé des manifestations de soutiens aux référendums à grand renforts de drapeaux et de slogans. © KEYSTONE/AP/Alexander Zemlianichenko
L'Ukraine a annoncé avoir exhumé 436 corps d'un site d'enterrement de masse à Izioum, ville reprise aux Russes dans le nord-est, dont 30 avec des "signes de torture" tels que des mains liées, des membres cassés ou des "organes génitaux amputés". © KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka
L'Ukraine a annoncé avoir exhumé 436 corps d'un site d'enterrement de masse à Izioum, ville reprise aux Russes dans le nord-est, dont 30 avec des "signes de torture" tels que des mains liées, des membres cassés ou des "organes génitaux amputés". © KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka


Publié le 23.09.2022
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Des référendums d'annexion par la Russie ont débuté vendredi dans quatre régions d'Ukraine contrôlées entièrement ou en partie par Moscou. Kiev a se son côté revendiqué de nouvelles avancées de son armée dans l'est du pays.

Ces scrutins sont qualifiés de "simulacres" par Kiev et les Occidentaux et marquent une escalade majeure du conflit débuté le 24 février.

En parallèle, la mobilisation de centaines de milliers de réservistes russes se poursuivait en Russie, le Kremlin cherchant la parade aux avancées de l'armée ukrainienne, forte des livraisons d'armes occidentales.

"Crimes de guerre"

Du côté de l'ONU, une commission d'enquête a reconnu que des "crimes de guerre ont été commis en Ukraine", évoquant notamment des bombardements russes sur des zones civiles, des exécutions, des actes de torture, des mauvais traitements ainsi que des violences sexuelles.

L'Ukraine a parallèlement annoncé avoir exhumé 447 corps d'un site d'enterrement de masse à Izioum, ville reprise aux Russes dans le nord-est, dont 30 avec des "signes de torture" tels que des mains liées, des membres cassés ou des "organes génitaux amputés".

Référendums

Les critiques internationales n'ont pas empêché Moscou de poursuivre ses plans de référendums en Ukraine. Les votes, qui ont débuté à 07h00 heure suisse, s'achèveront le 27 septembre dans les régions séparatistes de Donetsk et Lougansk (est), et dans des zones sous occupation russe dans les régions de Kherson et Zaporijjia (sud).

Des centaines de bureaux de vote doivent être ouverts dans les quatre territoires, et d'autres en Russie pour faire voter les déplacés.

"Nous espérons qu'après le référendum, on arrêtera de nous bombarder, qu'on aura la paix et l'ordre", a dit Vladimir Choutov, originaire de la région de Lougansk et venu voter à la représentation de Donetsk à Moscou.

Manifestations de soutien organisées

A Moscou, Saint-Pétersbourg et d'autres villes, les autorités ont organisé des manifestations de soutiens aux référendums à grand renforts de drapeaux et de slogans.

"Ces référendums sont un pas vers cette paix", a affirmé Viktor Souvorov, 40 ans, présent au rassemblement moscovite, à deux pas de la Place rouge.

En Ukraine, à Chevchenkové, le responsable ukrainien Andriï Kanachevitch s'est lui insurgé auprès de l'AFP contre des scrutins "illégaux". "Pour être honnête, c'est n'importe quoi", dit-il.

Chine pour l'intégrité territoriale

Sans aller jusqu'à dénoncer les scrutins, la Chine, partenaire le plus proche de Moscou, y est tout de même allée de sa critique, appelant au respect de l'intégrité territoriale.

Signe de cette approche, une rencontre surprise a eu lieu vendredi à New York entre le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue ukrainien Dmytro Kouleba.

Gains ukrainiens

Sur le terrain, l'Ukraine a revendiqué vendredi la prise de Iatskivka dans la région de Donetsk (est). Elle dit aussi avoir avancé au sud de Bakhmout, localité de l'Est que l'armée russe essaye de prendre depuis des mois sans succès.

A Odessa, grand port de la mer Noire, une attaque russe au drone iranien a fait un mort, selon les autorités régionales. Une attaque qui a poussé le porte-parole du président Volodymyr Zelensky à fustiger Téhéran, dont les livraisons d'armes à Moscou "vont à l'encontre de l'intégrité territoriale" de l'Ukraine.

Côté séparatistes, le chef de Donetsk Denis Pouchiline a évoqué une situation "extrêmement difficile" au nord de sa ville. Dans la région de Lougansk, un autre responsable séparatiste, Andreï Marotchko, a fait état de bombardements ukrainiens, constatant que les forces de Kiev "veulent tout faire pour faire dérailler le référendum".

Mobilisation

L'annonce précipitée de ces scrutins s'est accompagnée de celle, mercredi, par Vladimir Poutine de décréter la mobilisation immédiate d'au moins 300'000 réservistes. Il a aussi menacé d'user de l'arme nucléaire.

Si la télévision ne diffusait presque pas d'images de la mobilisation, plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux ont montré des hommes aux visages fermés monter dans des bus après avoir embrassé leurs proches, certains en pleurs.

Certains se sont vu remettre une convocation après avoir été arrêtés lors de manifestations contre la mobilisation mercredi.

La Finlande limite l'entrée de Russes

L'annonce de la mobilisation a aussi convaincu de nombreux Russes de quitter le pays, sans qu'on ne puisse chiffrer l'ampleur du phénomène.

La Finlande a ainsi décidé de prendre des mesures pour limiter "significativement" l'entrée des citoyens russes sur son sol, alors que les pays baltes et la Pologne bloquent déjà drastiquement les entrées depuis des semaines.

ats, afp

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