La Liberté

14.12.2019

Lausanne: la police évacue une rue bloquée par Extinction Rebellion

Les militants d'Extinction Rebellion exigent que les instances politiques prennent des mesures immédiates au vu de l'urgence écologique et climatique. © KEYSTONE/Cyril Zingaro
Les militants d'Extinction Rebellion exigent que les instances politiques prennent des mesures immédiates au vu de l'urgence écologique et climatique. © KEYSTONE/Cyril Zingaro
La police était intervenue dès la matinée pour contenir les militants d'Extinction Rebellion à Lausanne. © KEYSTONE/CYRIL ZINGARO
La police était intervenue dès la matinée pour contenir les militants d'Extinction Rebellion à Lausanne. © KEYSTONE/CYRIL ZINGARO
Les militants d'Extinction Rebellion exigent que les instances politiques prennent des mesures immédiates au vu de l'urgence écologique et climatique. © KEYSTONE/Cyril Zingaro
Les militants d'Extinction Rebellion exigent que les instances politiques prennent des mesures immédiates au vu de l'urgence écologique et climatique. © KEYSTONE/Cyril Zingaro


14.12.2019

La police lausannoise a procédé samedi en début d'après-midi à l'évacuation de la rue Centrale, bloquée depuis la matinée par Extinction Rebellion. Environ 500 militants et sympathisants s'étaient rassemblés pour attirer l'attention sur la crise climatique.

Le mouvement prévoyait d'occuper la place St-François, en plein coeur de la capitale vaudoise. Face à la mobilisation policière, le comité a mis en oeuvre son plan B et s'est rabattu sur la rue Centrale située à une centaine de mètres.

A 10h10, Extinction Rebellion a mis en place un dispositif désormais bien rodé: des militants se sont couchés au milieu de la chaussée, emprisonnant leurs bras dans de lourds dispositifs de blocage. Ils étaient entourés de camarades chargés d'assurer leur sécurité et leur ravitaillement. La police s'est alors contentée d'observer la scène.

Au milieu des animations - chants de Noël détournés, percussions, danses, slogans -, les militants ont engagé le dialogue avec des passants plutôt bienveillants. "Les gens savent que le climat va mal, mais ils ne sont pas conscients de la gravité de la situation, en particulier des phénomènes d'emballement qui sont en train de se mettre en place", a expliqué l'un d'eux.

Crise sanitaire majeure

Extinction Rebellion a reçu aussi l'appui d'une soixantaine de professionnels de la santé, reconnaissables à leurs chasubles blanches. Selon une militante, le dérèglement climatique constitue la pire crise sanitaire dans l'histoire, en raison du réchauffement proprement dit, mais aussi du manque d'eau qui frappe nombre de pays.

Vers midi, une dizaine d'activistes ont tenté une percée vers la place St-François. Interceptés par les forces de l'ordre, ils ont été arrêtés. Par la suite, le nombre de sympathisants s'est nettement réduit. Les plus déterminés se sont installés pour durer, posant des bancs et des tables ou épluchant des légumes pour une soupe à cuire sur un fourneau à gaz amené sur place.

Evacuation forcée

Mais la police est intervenue vers 14h00, avant que le potage ne soit à point. Aux sons d'une fanfare de l'Armée du Salut jouant à proximité, elle a commencé à embarquer les militants dans des paniers à salade, sous les applaudissements d'une partie des badauds. Ou les rires lorsqu'un policier a appelé la cliente d'un salon de coiffure situé dans le périmètre de sécurité.

Extinction Rebellion exige du Conseil fédéral qu'il déclare l'urgence climatique, c'est-à-dire qu'il explique à la population ce qui se passe et ce qu'il faut faire. Il demande aussi que des mesures soient prises pour accroître la biodiversité et pour aboutir à l'équilibre entre les émissions et l'absorption de CO2 en 2025.

L'occupation de la rue Centrale n'est pas la première action menée par le mouvement en terre vaudoise. En septembre, ses militants ont coupé le pont Bessières et tenté de bloquer le giratoire de la Maladière. A Zurich, ils avaient aussi coloré la Limmat en vert.

A mi-novembre, la justice vaudoise a annoncé 117 condamnations par ordonnance pénale. La plupart des militants ont fait opposition et un premier procès devrait se tenir en janvier à Renens.

ats

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