La Liberté

01.04.2020

Le Conseil fédéral étendra l'aide aux entreprises

Les indépendants, comme les chauffeurs de taxi, peuvent s'attendre à une aide de la Confédération pour faire face à la crise liée à la pandémie de Covid-19 (archives). © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Les indépendants, comme les chauffeurs de taxi, peuvent s'attendre à une aide de la Confédération pour faire face à la crise liée à la pandémie de Covid-19 (archives). © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Les indépendants, comme les chauffeurs de taxi, peuvent s'attendre à une aide de la Confédération pour faire face à la crise liée à la pandémie de Covid-19 (archives). © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
Les indépendants, comme les chauffeurs de taxi, peuvent s'attendre à une aide de la Confédération pour faire face à la crise liée à la pandémie de Covid-19 (archives). © KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
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01.04.2020

Les indépendants dont l'activité n'est pas interdite et dont les revenus chutent à cause du coronavirus seront soutenus. Le volume des crédits aux entreprises augmentera. Le Conseil fédéral n'a pas encore détaillé ses solutions. Il n'y aura pas d'aide à fonds perdu.

Le gouvernement a décidé mercredi d'étendre les mesures d'aides destinées à l'économie. Il mise sur des solutions ciblées plutôt qu'une compensation générale.

L'ampleur de la crise est énorme. L'économie suisse n'a pas été autant touchée depuis la Seconde Guerre mondiale, a expliqué le conseiller fédéral Guy Parmelin devant la presse. Malgré la statégie adoptée par le Conseil fédéral, de nombreux entrepreneurs tombent entre les mailles du filet.

Sur 330'000 indépendants en Suisse, 270'000 ne peuvent pas bénéficier de l’indemnité pour perte de gain fixée dans l'ordonnance sur le coronavirus, a précisé le ministre de l'économie. Ces personnes, à l'image des chauffeurs de taxi par exemple, ne pratiquent pas de professions directement touchées par une interdiction d'exercer.

Pour y répondre, le Conseil fédéral a chargé l'Office fédéral des assurances sociales, en collaboration avec l'Administration fédérale des finances et le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), de présenter des propositions d'ici une semaine. Il devra délimiter le cercle des ayants droit et les instruments envisageables. "Nous voulons éviter les cas de rigueur", a dit le ministre de l'économie.

Crédit additionnel

Le montant de 20 milliards de francs, dévolu aux demandes de crédits transitoires pour les entreprises qui connaissent des problèmes de liquidité, sera revu à la hausse. L'Administration fédérale des finances a jusqu'à vendredi pour soumettre un crédit additionnel. Elle doit aussi mettre en place une procédure contre les abus dans l’utilisation de ces crédits.

Au 31 mars, plus de 53'750 accords de crédits pour une somme moyenne de 198‘000 francs avaient été conclus, a indiqué M. Parmelin. Le volume total atteint 10,6 milliards de francs. En outre, plus de 86'190 entreprises, représentant près de 1,02 million d'employés, ont fait des demandes de chômage partiel, a-t-il ajouté. Cela représente 19,6% de la main d’oeuvre suisse.

Le Conseil fédéral veut également évaluer des mesures pour les agences de voyages et les secteurs de la culture et du sport. Il cherche par ailleurs des instruments complémentaires pour éviter que des start-up viables se retrouvent en situation d'insolvabilité à cause de la pandémie. Les employés sur appel devraient eux aussi pouvoir bénéficier des indemnités pour réduction des horaires de travail.

Pas à fonds perdu

Pour le gouvernement, il est cependant "irréalisable" d'octroyer l’ensemble des indemnités sous la forme de contributions à fonds perdu. Les besoins financiers ne sont pas quantifiables et leur montant mettrait en danger la statiblité des finances fédérales si la crise devait durer, a estimé M. Parmelin.

Les capacités des organes d’exécution fédéraux et cantonaux ont en outre déjà atteint leur maximum. Il sera difficile de prouver et vérifier les dommages subis au vu des centaines de milliers de demandes potentielles.

Pour l'instant, il faut préserver toutes les activités possibles et travailler partout où cela est envisageable, a dit M. Parmelin. Le Conseil fédéral pourra prolonger les mesures mises en place ou augmenter les moyens mis à disposition.

Il y aura aussi une vie après la crise, a ajouté le conseiller fédéral. Le gouvernement va évaluer les conséquences économiques à moyen et à long termes et élaborer une stratégie pour la période qui suivra l’assouplissement des mesures sanitaires.

ats

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