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Le gaz bondit avec les fuites sur Nordstream, le pétrole se reprend

Aucun des gazoducs n'est en service actuellement, l'Allemagne ayant suspendu la certification de Nord Stream 2 après l'invasion russe de l'Ukraine en février, et la Russie ayant cessé de fournir du gaz via Nord Stream 1 depuis fin du mois d'août. EPA/SERGEI ILNITSKY © KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY
Aucun des gazoducs n'est en service actuellement, l'Allemagne ayant suspendu la certification de Nord Stream 2 après l'invasion russe de l'Ukraine en février, et la Russie ayant cessé de fournir du gaz via Nord Stream 1 depuis fin du mois d'août. EPA/SERGEI ILNITSKY © KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY


Publié le 27.09.2022
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Les prix du gaz naturel européen grimpaient mardi après les dommages subis par les gazoduc Nordstream, et ceux du pétrole se redressaient avant l'entrée en vigueur de l'embargo européen sur le brut russe, et face aux craintes d'un tour de vis de l'Opep+.

Vers 11H30 GMT (13H30 à Paris), le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, évoluait à la hausse, bondissant d'environ 10% à 191,390 euros le mégawattheure (MWh).

Ils ont bondi en réaction à l'annonce par les autorités danoises et suédoises que les gazoducs Nordstream reliant la Russie à l'Allemagne ont été tous deux subitement touchés par des fuites inexpliquées en mer Baltique.

Il est "difficile d'imaginer" que les trois fuites concomitantes sur les deux gazoducs sous-marins Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique soient "accidentelles", a affirmé mardi la Première ministre danoise, disant ne pas "exclure" un sabotage.

Aucun des gazoducs n'est en service actuellement, l'Allemagne ayant suspendu la certification de Nord Stream 2 après l'invasion russe de l'Ukraine en février, et la Russie ayant cessé de fournir du gaz via Nord Stream 1 depuis fin du mois d'août.

"Néanmoins, cela ajoute aux préoccupations concernant les futurs approvisionnements en gaz de l'Europe", alertent les analystes de Commerzbank.

Les nations européennes poursuivent en parallèle leurs efforts pour s'affranchir du gaz russe. Mardi, la Pologne, la Norvège et le Danemark ont inauguré un gazoduc stratégique qui permettra à Varsovie de se rendre à terme complétement indépendante des livraisons de Moscou.

Côté pétrole, les cours repartaient à la hausse. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre montait de 1,52%, à 85,34 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois, prenait 1,47% à 77,84 dollars.

L'approche de l'entrée en vigueur de l'embargo de l'Union européenne sur les importations de pétrole russe le 5 décembre soutient les cours, ramenant les craintes d'un manque d'approvisionnement sur le devant de la scène.

Un scénario fait aussi son chemin parmi les analystes: celui d'une nouvelle réduction de l'objectif de production total des membres de l'Opep+ (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés, en tête desquels la Russie) lors de leur réunion du 5 octobre.

Début septembre, l'alliance avait choisi de baisser ses quotas de 100.000 barils par jour pour le mois d'octobre.

"Le message de l'Opep+ au début du mois était très clair", affirme Craig Erlam, analyste chez Oanda. "Elle est prête à ajuster l'offre (...) si la volatilité se poursuit et que les prix ne reflètent plus" les fondamentaux du marché, selon elle.

Depuis la dernière réunion du groupe, les deux références mondiales du brut ont chuté d'environ 10%, retrouvant leurs niveaux de janvier, bien loin des sommets enregistrés en mars, à 139,13 dollars pour le Brent et 130,50 dollars pour le WTI, au début de la guerre en Ukraine.

ats, awp, afp

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