La Liberté

03.06.2020

"Le plus important est le club, par Ricardo"

Ricardo Dionisio Pereira: une expérience bien courte à Sion. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Ricardo Dionisio Pereira: une expérience bien courte à Sion. © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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03.06.2020

Pas de surprise à Sion: Ricardo Dionisio Pereira ne sera pas à l'entraînement jeudi. Le Portugais revient avec Keystone-ATS sur sa première expérience en tant qu'entraîneur professionnel.

Ricardo, expliquez-nous pourquoi vous n'êtes plus l'entraîneur du FC Sion.

"C'était déjà dans l'air depuis la dernière réunion que j'avais eue avec le président (réd: Christian Constantin). Il n'y a rien eu d'extraordinaire aujourd'hui. Nous avons discuté par rapport à la suite et j'ai toujours dit que le plus important était le club, pas Ricardo. Sion va affronter une période très importante, qui va servir de préparation pour toute la saison prochaine. Alors si le président avait l'intention de changer, je lui ai dit qu'il fallait le faire maintenant pour se donner du temps."

Mais qui a pris la décision de se séparer. Vous ou le président?

"C'est le président qui a pris cette décision. Nous avons discuté de la situation et j'ai toujours dit qu'il fallait faire en fonction du club. J'étais à sa disposition. Mais si je devais rester, je voulais pouvoir m'inscrire sur la durée. On sait qu'à Sion, la période d'un entraîneur est toujours très courte. J'avais cette option dans mon contrat pour prolonger de deux ans, mais le président ne voulait pas. Mais indépendamment de mon contrat, le plus important devait être le club, surtout dans une telle situation où l'on ne sait pas comment les joueurs vont répondre."

Avez-vous des offres pour signer ailleurs?

"Non, je n'ai aucune offre. Comme tous les coaches, je reçois des appels pour se renseigner sur ma situation. Du Portugal, mais aussi d'ailleurs. Mais il n'y a rien de concret. A partir d'aujourd'hui, je suis un entraîneur libre."

Quel bilan tirez-vous de cette première expérience professionnelle?

"C'était bien sûr une bonne expérience. Nous sommes arrivés avec un esprit positif, en faisant une bonne préparation. L'équipe était réceptive à nos idées de jeu. Mais les résultats n'étaient pas positifs. Il y avait besoin de temps et je suis convaincu qu'en l'ayant, cela aurait fonctionné. Et nous avons commencé à avoir de la pression quand les résultats ne suivaient pas, ce qui est normal dans ce club. Quand tu as envie de jouer plus, c'est toujours plus compliqué. En foot, le temps n'existe pas."

Pensez-vous que l'équipe va pouvoir se sauver avec Paolo Tramezzani à sa tête?

"Je n'ai pas d'opinion à donner là-dessus. Mais je connais les qualités et les compétences des joueurs. Je crois beaucoup en eux."

ats

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