La Liberté

25.03.2021

Le rapporteur spécial de l'ONU sur la Birmanie demande un sommet

Le rapporteur spécial de l'ONU sur la Birmanie Thomas Andrews estime que la communauté internationale doit soutenir les manifestants dans ce pays. © KEYSTONE/EPA/STRINGER
Le rapporteur spécial de l'ONU sur la Birmanie Thomas Andrews estime que la communauté internationale doit soutenir les manifestants dans ce pays. © KEYSTONE/EPA/STRINGER
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25.03.2021

Le rapporteur spécial de l'ONU sur la Birmanie Thomas Andrews demande un sommet international d'urgence sur la situation dans ce pays. Il a estimé jeudi à Genève que la réponse apportée jusqu'à présent au coup d'Etat "est inférieure à ce qui est requis".

Ces dernières semaines, M. Andrews avait estimé que des crimes contre l'humanité ont "probablement" été perpétrés par les dirigeants militaires au pouvoir depuis début février. Il souhaite qu'un sommet rassemble les pays membres de l'ONU, notamment les voisins et les influents, et des acteurs comme le Parlement clandestin, le Comité représentant Pyidaungsu Hluttaw (CRPH).

Il appelle à une combinaison entre opposition intérieure, "pression durable" et action internationale sans délai. "Les conditions en Birmanie se détériorent", affirme le rapporteur spécial, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU. Elles seront encore moins bonnes sans "une réponse internationale immédiate et robuste", selon lui.

Mercredi, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait à nouveau condamné le coup d'Etat et avait ciblé le recours excessif à la force contre les manifestants pacifiques. Il avait à nouveau demandé la libération de tous les détenus arbitraires, dont le président Win Myint et la cheffe du gouvernement élue Aung San Suu Kyi.

Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis début février, dont plus de 600 ont été relâchées mercredi, et près de 290 civils ont été tués. Selon M. Andrews, les sanctions ciblées imposées par certains Etats ne permettent pas de couper l'accès des militaires aux revenus qui financent "leurs activités illégales". La réponse internationale est trop lente, ajoute-t-il.

ats

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