La Liberté

11.02.2019

Le SPD allemand présente des réformes sociales

La cheffe de file du Parti social-démocrate (SPD) allemand, Andrea Nahles, a présenté un projet de réformes sociales (archives). © KEYSTONE/EPA/HAYOUNG JEON
La cheffe de file du Parti social-démocrate (SPD) allemand, Andrea Nahles, a présenté un projet de réformes sociales (archives). © KEYSTONE/EPA/HAYOUNG JEON


11.02.2019

Le Parti social-démocrate (SPD) allemand a présenté lundi un projet de réformes sociales en rupture avec ses lois des années 2000. Il risque de fragiliser la coalition gouvernementale formée avec le parti conservateur d'Angela Merkel.

Ces projets de réforme ont été dévoilés lundi par Andrea Nahles, cheffe de file du SPD. Ce parti, membre de la coalition au pouvoir depuis 2018, est en grande difficulté dans les sondages.

Principalement visée par le SPD : l'indemnité Hartz IV, que le parti veut transformer en une "allocation citoyenne". Mise en place sous le mandat du chancelier Gerhard Schröder (SPD) dans les années 2000 pour stimuler le marché du travail, elle consiste en une maigre allocation vers laquelle basculent les chômeurs au-delà d'un an sans emploi.

Augmentation du salaire minimum

Le SPD veut assouplir les contrôles et sanctions régissant le système qu'il a autrefois instauré, afin d'empêcher notamment que des demandeurs d'emploi se voient retirer l'indemnité Hartz IV en cas d'écart et puissent par exemple se retrouver sans logement.

Figurent aussi parmi les réformes proposées une augmentation du salaire minimum horaire, une nouvelle allocation familiale englobant plusieurs aides déjà existantes ainsi que l'établissement d'une pension de retraite minimum à destination des retraités les plus pauvres.

Avec ces propositions, "nous prenons un positionnement clair", a expliqué Mme Nahles, prenant ainsi ses distances avec l'Union chrétienne démocrate (CDU). Elle a cependant assuré qu'à ce stade, un départ de la coalition était un "sujet inexistant". Le SPD doit faire à l'été, à mi-mandature, un bilan de l'action menée par la coalition, et décider de rester ou non jusqu'aux prochaines élections, prévues en 2021.

Après l'adoption dimanche de ces réformes sociales par le SPD, les critiques n'ont pas tardé à fuser de la part de la CDU. "Le SPD prévoit l'enterrement de l'économie sociale de marché", a réagi Volker Bouffier, chef de la CDU en Hesse, auprès des journaux du groupe Funke Mediengruppe, pointant l'ambition du parti de "regagner des votants".

ats, afp

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