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Les groupes ne veulent pas dévoiler leurs plans avant les élections au Conseil fédéral

Eva Herzog et Albert Rösti sont les favoris de la course au Conseil fédéral. Ils passent mardi leur dernier grand oral (archives). © KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE
Eva Herzog et Albert Rösti sont les favoris de la course au Conseil fédéral. Ils passent mardi leur dernier grand oral (archives). © KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE
Eva Herzog a les faveurs du PVL. © KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE
Eva Herzog a les faveurs du PVL. © KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE
Eva Herzog, tout comme Albert Rösti, est la favorite de la course au Conseil fédéral. Elle a passé mardi son dernier grand oral. © KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE
Eva Herzog, tout comme Albert Rösti, est la favorite de la course au Conseil fédéral. Elle a passé mardi son dernier grand oral. © KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE


Publié le 06.12.2022
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Officiellement, tous les candidats au Conseil fédéral se valent. A l'exception des Vert'libéraux, aucun groupe n'a émis de recommandation particulière. Eva Herzog et Albert Rösti sont toutefois pressentis pour entrer au gouvernement.

La Bâloise a déjà acquis le soutien des Vert'libéraux. Elle a montré le plus de compétences pour la place économique suisse et la stabilisation des relations avec l'Europe, a souligné mardi la cheffe du groupe Tiana Angelina Moser (ZH) à l'issue des auditions.

Majorité latine?

Eva Herzog a également l'avantage d'être issue d'un canton économiquement fort, plus représenté depuis 50 ans au Conseil fédéral. Et surtout, elle est Alémanique. Sa concurrente, Elisabeth Baume-Schneider, est Jurassienne. L'élire offrirait aux Latins une majorité au gouvernement. De quoi hérisser les poils de plus d'un.

Le PLR avait d'ailleurs critiqué vertement le ticket PS. Au final, il a auditionné les deux candidates et assuré qu'il n'adoubera aucune candidature sauvage. Tout comme la majorité écrasante des autres groupes. Les libéraux-radicaux appellent toutefois les socialistes à prendre leurs responsabilités, en cas d'élection de la Romande, pour que la situation soit temporaire.

Outsider, Elisabeth Baume-Schneider a malgré tout quelques cartes à jouer. Le Jura n'a encore jamais été représenté au Conseil fédéral. Avoir une représentante d'une région dite périphérique, qui a connu de plein fouet la crise horlogère, pourrait tenter certains. La socialiste est également fille de paysans. Et elle ne tient pas à s'attarder à la plus haute fonction de l'Etat.

Liberté de vote

Aucun autre groupe n'a tranché entre les deux candidates. Les prétendants de l'UDC n'ont pas non plus été départagés. Les partis ont laissé la liberté de vote, estimant souvent que tous ont les qualités requises pour entrer au Conseil fédéral.

Pour le Centre, le point essentiel est "d'améliorer, pour ne pas dire réparer, le bon fonctionnement du Conseil fédéral" afin de relever les défis actuels. Il est donc primordial que les candidats s'engagent à respecter la collégialité, a rapporté Pirmin Bischof (SO). Le PS tiendra lui encore une séance mercredi tôt avant l'élection, où il pourrait trancher. Une chose est sûre: il élira une personne du ticket UDC.

Les médias voient toutefois plutôt Eva Herzog et Albert Rösti accéder au Conseil fédéral. Le Bernois dispose d'un plus grand réseau que son concurrent au Parlement. Hans-Ueli Vogt avait d'ailleurs quitter la Coupole en cours de mandat. Le professeur de droit à l'Université de Zurich est aussi vu comme trop imprévisible.

Positions trop éloignées

Les Vert-e-s et l'UDC se sont montrés les plus critiques. Albert Rösti, ancien président de Swissoil et actuel président d'auto-suisse, et Hans-Ueli Vogt représentent tous deux "un risque pour le climat, l’environnement, la protection de la biodiversité et celle des droits humains", a dénoncé Lisa Mazzone (GE).

Leurs positions sont trop différentes de celles des Vert-e-s, a complété la cheffe du groupe Aline Trede (BE). Interrogée sur une possible élection sauvage, la Genevoise a botté en touche. "Chacun votera en son âme et conscience en fonction de la Constitution."

A l'autre extrémité politique, ce sont les candidates socialistes qui ne convainquent pas. Eva Herog et Elisabeth Baume-Schneider ont défendu le programme du PS sans nuances, a relevé Céline Amaudruz. Et de souligner notamment que les deux sénatrices auraient accepté l'accord-cadre avec l'Union européenne tel quel.

"Il n'y avait pas du tout d'ouverture. Il était très difficile de se prononcer pour une candidate", a jugé la vice-présidente de l'UDC. La Genevoise a toutefois assuré que le groupe élirait une prétendante officielle.

ats

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