La Liberté

25.06.2020

Les porteurs de journaux d'Epsilon refusent une baisse de salaire

Les porteurs de journaux d'Epsilon, une filiale de La Poste, s'opposent à une baisse de salaire. La conseillère aux Etats Lisa Mazzone (Verts/GE) a défendu une aide destinée à couvrir les déficits de cette prestation et qui doit profiter aux salariés des entreprises de distribution (archives). © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Les porteurs de journaux d'Epsilon, une filiale de La Poste, s'opposent à une baisse de salaire. La conseillère aux Etats Lisa Mazzone (Verts/GE) a défendu une aide destinée à couvrir les déficits de cette prestation et qui doit profiter aux salariés des entreprises de distribution (archives). © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
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25.06.2020

Les porteurs de journaux d'Epsilon, une filiale de La Poste, s'opposent à une baisse de salaire. Alors qu'ils ont continué à distribuer chaque matin les journaux aux abonnés pendant la pandémie de Covid-19, ils jugent ce plan de restructuration injuste.

Une consultation avec les syndicats est ouverte jusqu'au 10 juillet. Les employés leur ont demandé d'intervenir pour qu'Epsilon retire ce plan de restructuration, a indiqué jeudi devant les médias à Genève Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d'Unia.

Quelque 200 porteurs de journaux sont concernés, 80 à Genève et 120 à Lausanne. Annoncée début mai, la restructuration prévoit un alignement sur le salaire minimum obligatoire de 21,20 francs, une réduction du treizième salaire et une diminution des indemnités pour travail de nuit. La mesure, qui doit permettre 700'000 francs d'économies, ne leur permettrait pas de vivre à Genève, dénonce Unia.

Le Parlement fédéral devrait se prononcer en septembre sur une aide indirecte à la presse qui prévoit notamment une subvention à la distribution matinale des journaux à hauteur de 40 millions de francs. Ce service est crucial pour fidéliser les abonnés, selon la conseillère aux Etats Lisa Mazzone (Verts/GE) qui refuse toutefois que ce soutien soit un soutien à la sous-enchère salariale.

En 2018 et 2019, une longue lutte des employés d'Epsilon contre une baisse de salaire avait porté ses fruits, a rappelé M. Pelizzari. L'entreprise s'était vue contrainte de payer les salaires minimums du contrat type de travail et 600'000 francs d'arriérés. La Poste avait écopé d'une amende de 180'000 francs pour non-respects du salaire minimal.

ats

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