La Liberté

19.02.2019

Limogeage d'un ministre-clé du président brésilien Bolsonaro

Jair Bolsonaro perd un premier ministre, un mois après son intronisation (archives). © KEYSTONE/AP Brazil's Presidential Press Office/MARCOS CORREA
Jair Bolsonaro perd un premier ministre, un mois après son intronisation (archives). © KEYSTONE/AP Brazil's Presidential Press Office/MARCOS CORREA


19.02.2019

Le président brésilien Jair Bolsonaro a limogé lundi l'un de ses principaux ministres pour tenter de mettre un terme à la première crise politique de son mandat. L'homme est suspecté d'avoir organisé des détournements de fonds publics.

M. Bolsonaro "a décidé de limoger le ministre du secrétariat général de la présidence, Gustavo Bebianno Rocha", a annoncé le porte-parole de la présidence. Interrogé sur les raisons de ce limogeage, le porte-parole s'est contenté de répondre qu'il s'agissait "d'une décision personnelle" du chef de l'Etat.

Jair Bolsonaro, en fonction depuis le 1er janvier, a évoqué plus tard dans une vidéo diffusée dans les médias brésiliens des "différences de points de vue" sur "des questions importantes", ainsi que des "incompréhensions et des malentendus".

Premier ministre à quitter l'équipe au pouvoir depuis un mois et demi, Gustavo Bebianno a été remplacé par un général de réserve, Floriano Peixoto. Ce choix porte à huit sur 22 le nombre de militaires du gouvernement.

Détournements de fonds

Ex-président du parti social-libéral (PSL) d'extrême droite, que Jair Bolsonaro a rejoint en mars pour briguer la fonction suprême, M. Bebianno a été l'un des principaux responsables de sa campagne électorale. Il était considéré comme l'un de ses hommes de confiance.

Mais il est soupçonné d'avoir été impliqué dans des candidatures fantômes du PSL lors de la campagne électorale d'octobre qui auraient permis des détournements de fonds publics.

Gustavo Bebianno, qui occupait un poste-clé au palais présidentiel de Planalto, chargé notamment de dialoguer avec le Parlement, a nié toute malversation. Il a tenté de minimiser la crise. Il a affirmé avoir parlé plusieurs fois avec le président, alors que celui-ci était hospitalisé jusqu'à mercredi dernier, à São Paulo, après une intervention chirurgicale.

Mais Carlos Bolsonaro, l'un des fils du président et conseiller municipal de Rio de Janeiro, a mis le feu aux poudres jeudi dernier en niant dans un tweet que ces contacts aient eu lieu. Jair Bolsonaro lui-même a ensuite affirmé que Gustavo Bebianno "mentait" sur leurs discussions.

ats, afp

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